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OCÉANS : Le Traité sur la haute mer entre en vigueur, Greenpeace Afrique appelle à une « application courageuse » -

OCÉANS : Le Traité sur la haute mer entre en vigueur, Greenpeace Afrique appelle à une « application courageuse »

Ce samedi 17 janvier 2026 marque une date historique pour la planète : l’entrée en vigueur officielle du Traité sur la haute mer (BBNJ). Si Greenpeace Afrique salue cette victoire diplomatique, l’organisation avertit que pour les pêcheurs artisanaux du continent, ce texte ne sera une réussite que s’il met fin au « pillage silencieux » des eaux internationales.

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Par Abdallah

Dakar — Longtemps considérée comme une zone de non-droit, la haute mer — qui couvre près de la moitié de la surface terrestre — dispose enfin d’un cadre juridique contraignant. Après avoir atteint le seuil critique des 60 ratifications en septembre dernier (grâce notamment au Maroc et à la Sierra Leone), le traité est désormais une réalité légale.

L’Afrique face à l’urgence bleue

Le constat est alarmant : moins de 1,6 % de la haute mer bénéficie actuellement d’une protection. Pour l’Afrique, les enjeux sont vitaux. L’exploitation incontrôlée par les flottes industrielles étrangères a entraîné un épuisement des stocks, frappant de plein fouet les communautés côtières.

« Ce traité n’est pas une victoire symbolique, c’est un instrument de justice », martèle Aliou Ba, responsable de la campagne Océans à Greenpeace Afrique. « S’il est appliqué avec rigueur, il peut mettre fin au pillage qui affaiblit nos économies. »

La détresse des pêcheurs artisanaux

À Kayar, Saint-Louis ou Joal, le discours est le même : les pirogues rentrent de plus en plus souvent vides. Mor Mbengue, pêcheur artisanal sénégalais, exprime cette inquiétude : « Ce qui se passe loin de nos côtes finit toujours par nous frapper. Quand les grands navires vident l’océan au large, nos ressources côtières s’effondrent. Protéger la haute mer, c’est protéger notre survie. »

Les 4 piliers du traité pour le continent

Le texte apporte des outils juridiques inédits pour rééquilibrer les rapports de force :

  1. Aires Marines Protégées (AMP) : Création de sanctuaires en haute mer pour régénérer la biodiversité.
  2. Études d’impact : Obligation d’évaluer les dommages environnementaux avant toute activité industrielle (pêche, mines).
  3. Partage des bénéfices : Redistribution équitable des revenus issus des ressources génétiques marines.
  4. Transfert de technologie : Soutien technique aux pays en développement pour surveiller leurs espaces maritimes.

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