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Occupation illégale et faux en écritures : Le Parquet de Dakar lance la traque aux « prédateurs fonciers » -

Occupation illégale et faux en écritures : Le Parquet de Dakar lance la traque aux « prédateurs fonciers »

Les chefs de parquet de Dakar en conférence de presse à partir de 18 h - APS

Le Parquet de Dakar a décidé de passer à l’offensive. Une enquête judiciaire d’envergure a été ouverte pour faire la lumière sur des cas d’occupation illégale de terres et de falsification de documents administratifs. Plusieurs personnalités de premier plan, issues de la sphère politique et du secteur privé, sont dans le viseur des enquêteurs.

Un réseau complexe de falsification

Au cœur de ce dossier se trouve le délit de faux en écriture publique. Selon les premières informations, l’enquête porterait sur la manipulation de registres fonciers et la création de faux titres de propriété pour légitimer des occupations sur des assiettes foncières relevant du domaine de l’État ou de zones protégées.

Cette pratique aurait permis à certaines personnalités d’acquérir des terrains de haute valeur à Dakar, souvent au détriment de l’intérêt général ou de projets d’utilité publique.

Des noms influents cités

Si la liste exacte des mis en cause reste pour l’heure protégée par le secret de l’enquête, le parquet souligne que le monde des affaires et des figures politiques sont directement visés. L’implication de ces « gros bonnets » suggère des complicités au sein de l’administration des domaines et du cadastre, indispensables pour valider des écritures frauduleuses dans les registres officiels.

Les sanctions encourues

Les charges de faux et usage de faux en écriture publique sont passibles de peines criminelles au Sénégal, pouvant aller jusqu’à 10 ans de réclusion, sans compter la restitution des terres et la démolition des constructions illégalement édifiées. Le parquet a instruit les unités de recherche de la gendarmerie et de la police pour procéder aux premières auditions et à la saisie des documents litigieux.

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