Médias et Politique : Le député Cheikh Bara Ndiaye cite des noms et accuse Farba Ngom de « financement occulte »

Invité sur le plateau de Seneweb ce mercredi 14 janvier 2026, le député Cheikh Bara Ndiaye a jeté un pavé dans la mare. Le parlementaire a nommément cité plusieurs figures de proue de la presse sénégalaise, les accusant d’être à la solde de Farba Ngom et d’avoir orchestré des opérations de déstabilisation contre le régime de Bassirou Diomaye Faye.
La « Journée sans presse » sous influence ?
L’une des révélations les plus explosives concerne la récente mobilisation des médias classiques. Selon Cheikh Bara Ndiaye, la « journée sans presse » n’était pas une simple action de revendication corporatiste, mais une opération politique financée directement par Farba Ngom. Pour le député, l’objectif était clair : utiliser le levier médiatique pour affaiblir le nouveau pouvoir sous couvert de défense de la liberté de la presse.
Maïmouna Ndour Faye, Serigne Diagne et Pape Sambaré Ndour ciblés
Le parlementaire ne s’est pas arrêté aux généralités. S’appuyant sur les déclarations de la Garde des Sceaux, Yassine Fall, il a mis des noms sur les « contacts » du détenu du Pavillon spécial :
- Maïmouna Ndour Faye (7TV) : Le député a été cinglant : « Je lui ai toujours dit qu’elle est politicienne avant d’être journaliste. » Il affirme que l’étau se resserre autour de la patronne de presse suite à l’exploitation des téléphones.
- Pape Sambaré Ndour (L’Observateur) et Serigne Diagne (Dakaractu) : Cheikh Bara Ndiaye les accuse d’être en contact permanent avec le maire des Agnam. Il soutient que leur insistance médiatique sur l’état de santé précaire de Farba Ngom ne serait pas fortuite : « Ils ne le font pas gratuitement », a-t-il martelé.
Les téléphones : La boîte de Pandore
Pour Cheikh Bara Ndiaye, le salut de la vérité réside dans les deux téléphones saisis en cellule. Il soutient que l’intégralité des échanges, des transactions et des consignes données par Farba Ngom depuis sa détention y figurent. Ces preuves, désormais entre les mains de la justice, pourraient selon lui provoquer un « déballage public sans précédent », mettant à nu les liaisons dangereuses entre une partie de la presse et l’ancien régime.
Alors que le Sénégal attend les conclusions de l’enquête judiciaire, ces déclarations risquent d’exacerber les tensions entre le pouvoir législatif et les acteurs des médias cités, qui n’ont pas encore officiellement réagi à ces graves accusations.

