Malaise au sommet : Un cadre du MONCAP accuse Yassine Fall de « brouiller » l’offensive diplomatique de Diomaye Faye

Alors que le Président Bassirou Diomaye Faye s’active sur le front diplomatique au Moyen-Orient pour asseoir la souveraineté économique du Sénégal, une voix forte s’élève au sein de son propre camp pour dénoncer une dissonance gouvernementale. Le Pr Lababa Faye, membre influent du MONCAP (cadres du Pastef), a fustigé la récente sortie médiatique de la ministre de la Justice, la jugeant inopportune et préjudiciable.

Une « distraction » au moment de l’offensive koweïtienne

Pour le Pr Lababa Faye, le calendrier choisi par la Garde des Sceaux, Yassine Fall, pour communiquer sur des dossiers judiciaires sensibles (notamment l’affaire Farba Ngom) est loin d’être anodin. Selon l’universitaire, cette saturation de l’espace médiatique national a eu pour effet de détourner l’attention des Sénégalais des succès stratégiques remportés par le Chef de l’État à Koweït City.

« Obtenir l’engagement d’un partenaire comme le Koweït est une avancée majeure. Cette sortie médiatique est une manœuvre de distraction », martèle le Pr Faye.

Rappel à l’ordre institutionnel

Le cadre du MONCAP ne se limite pas à une critique de calendrier ; il pose un débat de fond sur la séparation des pouvoirs et la discrétion républicaine. Il rappelle fermement que la communication sur les poursuites judiciaires devrait rester la prérogative du Procureur de la République et non celle de la ministre de la Justice.

Le Pr Faye y voit un « dépassement de fonction » qui fragilise la cohérence de l’action publique. Pour lui, la Justice fait partie des domaines de souveraineté directe du Président, au même titre que la Défense ou les Affaires étrangères, et toute dissonance dans ce secteur nuit à la stature internationale du pays.

« Le projet ne sera pas diverti »

Cette sortie reflète une vigilance accrue au sein des instances du Pastef face à ce qui est perçu comme des maladresses gouvernementales. En invoquant la « souveraineté » et le « mandat populaire du 24 mars », le Pr Lababa Faye lance un avertissement clair : l’appareil d’État doit être totalement aligné sur la vision présidentielle pour éviter les polémiques internes contre-productives.

L’appel à la loyauté est sans équivoque. Pour les cadres patriotes, la réussite de la « Vision Sénégal 2050 » passe par une communication institutionnelle rigoureuse et une solidarité gouvernementale sans faille, surtout lorsque le Chef de l’État porte la voix du Sénégal sur la scène mondiale.

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