Linguère : Démantèlement d’un vaste réseau d’homosexuels, 18 interpellations et 15 suspects en fuite

Linguère : Démantèlement d’un vaste réseau d’homosexuels, 18 interpellations et 15 suspects en fuite

Le Commissariat urbain de Linguère a porté un coup d’arrêt à un réseau aux ramifications étendues touchant plusieurs localités de la région. L’enquête, qui implique des profils socioprofessionnels variés, met en lumière l’existence de cellules organisées entre le Djolof et le Baol.

Un réseau aux profils diversifiés

L’opération de police a permis l’arrestation de 18 individus issus de différentes couches de la société, illustrant l’étendue du recrutement de ce réseau :

Secteur éducatif : Deux enseignants ont été interpellés, l’un spécialisé en français et l’autre en arabe.

Milieu estudiantin : Plusieurs étudiants figurent parmi les personnes gardées à vue.

Secteur économique : Des commerçants, des tailleurs et d’autres prestataires de services ont également été appréhendés.

Une dimension sanitaire préoccupante

L’enquête a pris une tournure particulière suite aux examens médicaux de routine pratiqués sur les prévenus :

Bilan de santé : Sur les 18 personnes arrêtées, 3 ont été testées positives au VIH/SIDA.

Risques de transmission : La police cherche à déterminer si ces cas de séropositivité ont fait l’objet d’une transmission volontaire, un chef d’inculpation lourd dans le Code pénal sénégalais.

Ramifications géographiques et poursuite des investigations

Le réseau ne se limitait pas à la ville de Linguère mais rayonnait sur un axe stratégique :

1. Localités touchées : Les activités du groupe s’étendaient de Dahra à Mbacké, en passant par Barkedji et Dodji.

2. Membres en fuite : La police recherche activement 15 autres membres du réseau qui ont réussi à prendre la fuite lors des premières interventions.

3. Procédure judiciaire : Toutes les personnes actuellement en garde à vue au commissariat urbain de Linguère seront déférées au parquet ce lundi pour répondre de leurs actes.

Contexte législatif

Pour rappel, cette vague d’arrestations intervient dans un contexte de durcissement législatif au Sénégal. Depuis la promulgation de la nouvelle loi le 31 mars 2026, les peines pour « actes contre nature » ont été portées à une fourchette allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement.

La police continue de surveiller les axes Linguère-Dahra-Mbacké pour tenter de localiser les derniers membres du groupe en cavale.

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