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Le député Guy Marius Sagna a vivement dénoncé les interventions des forces de sécurité lors des récents événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), qu’il qualifie de « graves dérives ». -

Le député Guy Marius Sagna a vivement dénoncé les interventions des forces de sécurité lors des récents événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), qu’il qualifie de « graves dérives ».

Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur dix problématiques majeures  - EmediaSN

Présent à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la sécurité privée, le parlementaire a directement interpellé le ministre de l’Intérieur. Il a affirmé que certains agents aperçus sur le campus « ne sont pas des policiers mais des nervis et des voyous qui font tout sauf du maintien de l’ordre ». Selon lui, les faits observés relèveraient davantage « du banditisme », une situation qu’il dit refuser catégoriquement.

Dénonciation de violences et de destructions

Le député a évoqué des scènes de brutalité à l’encontre d’étudiants ainsi que des actes de destruction de matériels universitaires. À ses yeux, ces agissements témoignent d’une « haine » et d’une « cruauté » incompatibles avec les missions régaliennes des forces de défense et de sécurité (FDS). Il appelle à une clarification des responsabilités et à des sanctions en cas de manquements avérés.

Situation sociale au sein des forces de sécurité

Au-delà des événements survenus à l’UCAD, Guy Marius Sagna a élargi son intervention à la situation interne des forces de sécurité. Il a notamment évoqué la 49e promotion de police, qui, selon lui, ferait face à des difficultés liées au paiement des salaires.

Le parlementaire a également mentionné le cas de neuf policières dont les postes seraient menacés en raison de leur grossesse, dénonçant des pratiques qu’il juge contraires aux droits fondamentaux des travailleuses.

Appel à une réforme et à la fin de l’impunité

Pour l’élu, « la défense des droits des forces de sécurité et celle des étudiants doivent être menées simultanément ». Il estime qu’aucune intervention sécuritaire ne doit s’effectuer au détriment des libertés fondamentales ni de l’intégrité physique des citoyens.

Enfin, il a plaidé pour une réforme en profondeur de la formation et de l’encadrement des forces de l’ordre. Selon lui, « certains agents se sentent protégés par l’impunité », ce qui favoriserait des comportements violents et abusifs. Il appelle ainsi les autorités à tirer les leçons des événements récents afin de prévenir leur répétition et de restaurer durablement la confiance entre les populations et les forces de sécurité.

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