JUSTICE : Un oncle condamné à Thiès pour avoir agressé son neveu après un vol de coqs

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Le tribunal d’instance de Thiès a rendu son verdict ce lundi 26 janvier 2026 dans une affaire de famille opposant un oncle à son neveu. Jugé pour violences, voies de fait et menace de mort, A. Niang a finalement été condamné après avoir été surpris dans une posture bien peu glorieuse : en train de dérober les volailles de son propre frère.

Par Abdallah

Pris la main dans le poulailler

Tout commence lorsque M. Niang, le neveu, surprend son oncle A. Niang en flagrant délit. Ce dernier était en train de s’emparer de plusieurs coqs appartenant à O. Niang, son propre frère et père du jeune homme.

Loin d’exprimer des remords ou de la gêne après avoir été découvert, le prévenu a réagi avec une agressivité inattendue. Selon le dossier d’accusation, A. Niang s’est jeté sur son neveu pour le brutaliser avant de proférer des menaces de mort explicites, visant à le réduire au silence.

Une défense de « l’arroseur arrosé »

À la barre ce lundi, A. Niang a tenté une stratégie de défense audacieuse, bien que peu convaincante. Il a nié en bloc les accusations de vol et de violence, affirmant que la situation était inversée :

  • La version de l’oncle : Selon lui, c’est son neveu M. Niang qui passerait son temps à lui dérober ses pigeons.
  • Le contre-feu judiciaire : Il a soutenu avoir été le premier à déposer une plainte, criant au complot familial.

Le verdict : Un sursis pour l’oncle indélicat

Cette ligne de défense n’a pas résisté à l’analyse du procureur de la République. Estimant que les témoignages et les faits étaient constants, le ministère public a requis une application ferme de la loi pour punir ces agissements qui sapent la cohésion familiale.

Le tribunal a suivi les réquisitions sur la culpabilité, mais a opté pour la clémence concernant la peine :

  • Condamnation : A. Niang est déclaré coupable de violences, voies de fait et menaces de mort.
  • Peine : Un mois de prison avec sursis.

Cette affaire illustre la judiciarisation croissante des conflits familiaux en zone urbaine. Si le vol de volailles peut prêter à sourire, les menaces de mort proférées dans le cercle restreint de la parenté ont été prises très au sérieux par le tribunal. Cette peine de sursis sonne comme un ultime avertissement pour A. Niang : la justice ne tolérera plus que les querelles de voisinage se règlent par l’intimidation, même entre proches.

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