JUSTICE : Un livreur devant le tribunal pour le vol présumé de 4 iPhones lors des célébrations de la CAN

Un livreur écope six mois de prison pour avoir parié et perdu 1,8 million  FCFA destiné à sa patronne - La Vie Sénégalaise | SENEGAL

Le tribunal a examiné ce vendredi l’affaire opposant le jeune livreur A. Fall à son client M. Sow. Au cœur du litige : la disparition de quatre iPhones d’une valeur totale de 850 000 FCFA. Si le prévenu invoque un accident lié à l’euphorie de la qualification des Lions, la partie civile, elle, dénonce une manœuvre frauduleuse.

Par Abdallah

Dakar — Les faits remontent au soir de la demi-finale victorieuse du Sénégal. Alors que les rues de la capitale s’embrasaient de joie, une livraison de matériel de luxe virait au contentieux judiciaire.

La défense : « La faute à l’euphorie »

À la barre, A. Fall, 21 ans, a maintenu une ligne de défense constante, niant toute volonté de s’approprier les appareils :

  • L’incident : Selon lui, les cartons contenant les téléphones seraient tombés de son engin de livraison.
  • Le contexte : Le livreur affirme que le chaos joyeux provoqué par les supporters dans les rues a rendu son transport instable et que la perte est survenue dans ce tumulte.
  • L’absence de signalement immédiat : Il n’a informé le client de cette « perte » qu’au moment où celui-ci l’a rappelé pour s’enquérir du retard de la livraison.

La partie civile : Un préjudice de 850 000 FCFA

Pour M. Sow, la victime, la version du livreur peine à convaincre. Après avoir attendu de longues heures sans nouvelles de sa marchandise, il a dû lui-même prendre l’initiative du contact pour apprendre la mauvaise nouvelle.

Face à la perte sèche de ses quatre iPhones, M. Sow a réclamé la somme de 850 000 FCFA à titre de dommages et intérêts pour couvrir le prix du matériel et le préjudice subi.

Le procureur de la République, jugeant que les faits de vol sont suffisamment établis malgré les dénégations du prévenu, a requis l’application de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision dans les prochains jours.

Cette affaire pose la question de la responsabilité des plateformes de livraison et de leurs agents. Si la perte accidentelle est un risque réel, le délai de réaction du livreur et l’absence de déclaration spontanée aux autorités pèsent lourdement dans l’appréciation des juges, surtout lorsqu’il s’agit d’objets de grande valeur.

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