JUSTICE : Ouverture du procès de Lassana Kanté à Tambacounda

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Le tribunal des flagrants délits de Tambacounda sera, ce jeudi 29 janvier 2026, le centre de l’attention politique. Lassana Kanté, figure de proue de Taxawu Sénégal dans la région, fait face à la justice pour des propos visant le Premier ministre Ousmane Sonko.

Un dossier aux accents politiques

L’affaire, relayée par le quotidien Les Échos, repose sur des déclarations publiques ou numériques jugées offensantes par le parquet à l’endroit du chef du gouvernement. Ce procès intervient dans un climat de surveillance accrue des discours politiques sur les plateformes sociales.

Khalifa Sall en renfort à Tambacounda

Le leader de Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, a tenu à marquer sa solidarité envers son « lieutenant ». Arrivé sur place dès mardi avec une délégation restreinte comprenant Pape Madior Diop et Léopold Mbaye, l’ancien maire de Dakar entend transformer cette audience en un moment de mobilisation pour ses troupes.

La stratégie de la défense

Le pool d’avocats, composé de Me Ndiaye et Me Ndèye Fatou Sarr, se prépare pour une audience marathon. Leur ligne de défense semble claire :

  • La liberté d’expression : Invoquer le droit constitutionnel à la critique politique.
  • L’absence d’intention malveillante : Démontrer que les propos ne relevaient pas de l’injure mais du débat contradictoire.
  • L’objectif : Obtenir une relaxe pure et simple pour Lassana Kanté.

Ce procès est un test pour la liberté de ton de l’opposition dans les régions éloignées de la capitale. La présence physique de Khalifa Sall à Tambacounda montre que Taxawu Sénégal refuse de laisser ses responsables locaux isolés face à la justice. Si Lassana Kanté est relaxé, cela pourrait être perçu comme une victoire majeure pour Taxawu ; une condamnation, en revanche, risquerait de crisper davantage les relations entre le pouvoir et l’opposition.

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