JUSTICE : Le rappeur Doums renvoyé devant le tribunal pour violences conjugales

Le monde du rap et du cinéma est secoué par cette annonce. Mamadou Coulibaly, plus connu sous son nom de scène Doums, sera jugé le 29 juin 2026 à Paris. Il est poursuivi pour des violences habituelles sur son ancienne compagne, Adèle Exarchopoulos, ainsi que pour le non-respect d’une décision de justice destinée à protéger l’actrice.
Par Abdallah
Une garde à vue et des chefs d’accusation lourds
Le rappeur, membre du collectif L’Entourage, a été interpellé et placé en garde à vue jeudi 22 janvier 2026. Selon les sources policières et judiciaires rapportées par l’AFP, les faits reprochés sont sérieux :
- Violences habituelles : Le droit pénal définit ainsi des actes de violence (physique ou psychologique) fréquents et répétés, ce qui constitue une circonstance aggravante par rapport à une violence isolée.
- Violation d’une ordonnance de protection : Adèle Exarchopoulos avait déjà obtenu de la justice une mesure d’éloignement ou d’interdiction de contact, que le rappeur n’aurait pas respectée.
Chronologie de l’affaire
- Octobre 2024 : L’actrice Adèle Exarchopoulos dépose plainte contre son ex-conjoint, dénonçant un climat de violences au sein du couple.
- Janvier 2026 : Placement en garde à vue de Doums à Paris après de nouveaux éléments ou constatations de non-respect de l’ordonnance de protection.
- 29 Juin 2026 : Date fixée pour le procès devant le tribunal correctionnel de Paris.
Cette affaire s’inscrit dans une période de libération de la parole dans le milieu de la culture. L’ordonnance de protection, mentionnée dans le dossier, est un outil juridique d’urgence qui permet au juge de protéger une personne avant même qu’un procès n’ait lieu. Le fait que Doums soit accusé de ne pas l’avoir respectée pourrait peser lourdement sur la peine demandée par le procureur lors de l’audience de juin.
Le procès du 29 juin sera particulièrement suivi. Il met en lumière la difficulté de faire respecter les mesures de protection judiciaire et la persistance des violences répétées, dites « habituelles », au sein des couples de célébrités. Pour Adèle Exarchopoulos, cette démarche judiciaire entamée il y a plus d’un an arrive enfin à la phase du jugement.

