Justice : Le calvaire des « épouses d’émigrés » de la famille Ly devant le tribunal de Pikine

Voici pourquoi vous devriez prendre une «everything shower ...

PIKINE — Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a plongé ce mardi dans l’intimité sordide d’une concession familiale. A. S. Ly, un mécanicien de 23 ans au profil de récidiviste, a dû répondre d’accusations graves : attentat à la pudeur, violences et menaces de mort. Ses victimes ? Trois femmes de sa propre famille qui vivaient sous le même toit dans une atmosphère de terreur.

Par la Rédaction (avec L’Observateur)

L’affaire, relatée par le quotidien L’Observateur, met en lumière la vulnérabilité des femmes dont les maris sont absents (émigrés en Europe) et le courage d’une aïeule bien décidée à assainir sa maison.

Un catalogue d’agressions et de harcèlement

Les témoignages des trois plaignantes ont brossé le portrait d’un prévenu incapable de respecter l’intimité et la dignité des occupantes de la maison :

  • Exhibitionnisme et attouchements : K. Fall, sa belle-sœur, a décrit un harcèlement constant marqué par des attouchements sur les fesses et des scènes d’exhibitionnisme répétées.
  • Violence physique : M. Bâ a affirmé avoir été caressée de force avant d’être victime d’une tentative d’étranglement lorsqu’elle a tenté de se défendre.
  • L’embuscade de la douche : F. Dieng a glacé l’assistance en racontant comment A. S. Ly l’a attendue entièrement nu dans la douche, porte entrouverte, pour la surprendre.

Le coup de grâce : Le témoignage de la grand-mère

Pour sa défense, le jeune mécanicien a tenté de plaider le « complot familial » visant à l’évincer. Une ligne de défense qui a volé en éclats suite à l’intervention de sa propre grand-mère.

Celle qui l’a élevé a témoigné contre lui avec une profonde amertume. Elle a révélé que son petit-fils, malgré son éducation coranique, s’était perdu dans la consommation d’alcool et de chanvre indien. C’est elle, figure d’autorité de la concession, qui a encouragé les femmes à porter plainte et qui exige aujourd’hui son bannissement définitif de la demeure familiale.

« Pourquoi ne pas aller travailler ? »

Le président du tribunal n’a pas caché son agacement face à l’attitude agitée du prévenu, l’interrogeant sur son oisiveté et son comportement envers des femmes mariées. Le procureur, soulignant le passé pénal chargé du jeune homme et la gravité des faits de mœurs, a réclamé une peine de 12 mois de prison ferme.

Ce procès pose la question de la sécurité des femmes dans les grandes concessions familiales, particulièrement en l’absence des maris. La fermeté de la grand-mère dans cette affaire marque une rupture avec l’omerta souvent de mise dans les familles sénégalaises face aux « brebis galeuses ». L’affaire est désormais en délibéré.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *