IL FAUT METTRE UN TERME À LA VIOLENCE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Il faut mettre un terme, sans faiblesse ni faux-semblants, à la violence qui sévit dans nos rues à la fin de chaque combat de lutte.
Je le dis avec clarté : je suis de ceux qui refusent qu’on mette un terme à la lutte. La lutte est un sport de combat à part entière, une discipline identitaire, une voie de réussite sociale qui a permis à de nombreux champions d’investir utilement, de créer des activités économiques et d’occuper positivement des milliers de jeunes qui auraient pu sombrer dans d’autres choix.
La lutte n’est pas le problème. Les lutteurs ne sont pas le problème. Les écuries ne sont pas le problème.
La violence que nous voyons dans les rues ne vient pas des lutteurs et ne vient pas de leurs entourages sportifs. Ceux qui lancent des pierres, qui saccagent des boutiques, qui agressent, pillent et terrorisent les populations ne sortent pas des arènes.
Ce sont des bandits, des désœuvrés, accompagnés dans leur grande majorité d’une nuée de très jeunes enfants, d’une violence extrême, agissant comme des essaims : nombreux, mobiles, incontrôlables, et souvent manipulés. On ne sait même plus d’où ils surgissent tant ils sont organisés dans le chaos.
Ce sont les mêmes profils qui ont épuisé les forces de l’ordre lors des événements de mars 2021.
Ce sont les mêmes que l’on retrouve lors des pétards de fin d’année.
Ce sont les mêmes qui défiaient l’État pendant la période du Covid.
Ce phénomène est ancien, profond, structuré. Il s’agit d’un problème d’ordre public et de sécurité nationale.
Si l’on veut éradiquer le mal, chacun doit prendre ses responsabilités, sans calcul, sans complaisance, sans peur de la popularité ou des noms.
• Les promoteurs,
• Le CNG,
• Le ministère des Sports,
• Les lutteurs eux-mêmes,
doivent s’engager formellement à accompagner l’État dans la sécurisation totale de chaque combat.
La police doit assurer le contrôle intégral du processus :
en dehors du stade,
autour des domiciles des lutteurs,
sur leurs trajets,
et à l’intérieur même des enceintes sportives.
Les lutteurs doivent être mis devant leurs responsabilités, par des engagements écrits de sécurisation, combat après combat. La notoriété ne peut plus servir de bouclier.
Il faut également des opérations de nettoiement fermes et continues :
démantèlement des grottes, refuges, zones côtières et repaires connus,
arrestation systématique des drogués, repris de justice et bandits qui n’attendent que ces événements pour passer à l’acte.
Il faut une vaste campagne de responsabilisation impliquant :
les garages mécaniques,
les ateliers de menuiserie,
les daaras,
les familles,
les quartiers,
afin de gérer cette masse de gamins livrés à eux-mêmes, qui déferlent dans la rue sans encadrement ni repères.
Et surtout, la police doit sévir lourdement, sans état d’âme, sans calcul politique, sans se soucier de la popularité des lutteurs ou de la pression de la rue.
Pour la préservation de l’ordre public, il n’y a ni gloire, ni idole, ni nom intouchable.
Ce que nous voyons aujourd’hui relève de l’indiscipline généralisée, du gangstérisme assumé, visible dans les navétanes comme dans des explosions spontanées de violence à travers le pays.
Si l’État ne réagit pas avec fermeté maintenant, nous allons vers l’anarchie totale.
Il faut agir.
Il faut frapper juste.
Il faut restaurer l’ordre.
C’est possible.
Mais cela exige du courage, de la rigueur et un sens élevé de la responsabilité collective.
Sauver la lutte, oui.
Tolérer la violence, jamais.
Thierno lo
Un Républicain Libre

