« Idiotie politique » et « Intermittent du spectacle » : Wally Diouf Bodiang tire à boulets rouges sur Thierno Alassane Sall

Le débat public au Sénégal vient de monter d’un cran en termes de virulence. Wally Diouf Bodiang, Directeur général du Port Autonome de Dakar (PAD), a violemment chargé le député Thierno Alassane Sall (TAS) ce week-end. En cause : les récentes sorties de l’ancien ministre sur la gestion de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).
Un « numéro de mauvais goût »
Pour Wally Diouf Bodiang, les récentes tournées de Thierno Alassane Sall dans les zones rurales pour compter les poteaux électriques ne sont rien d’autre qu’une mise en scène médiatique sans fondement. Le DG du Port n’a pas utilisé de pincettes, qualifiant TAS d’« intermittent du spectacle politique » et ses actions d’« idioties ».
Selon lui, cette démarche de l’opposition témoigne d’une « panne sèche d’idées » face aux performances du gouvernement.
« La démarche de TAS est absurde dans sa conception, ridicule dans sa mise en œuvre et inutile dans ses résultats », a-t-il martelé.
L’affaire ASER : « Une tempête dans un verre d’eau »
Le conflit cristallise autour de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), dirigée par Jean-Michel Sène. Thierno Alassane Sall accuse l’agence de manquements graves, mais pour Bodiang, le jeune DG de l’ASER a déjà « électrocuté » ces allégations avec des faits concrets.
Le responsable politique de la mouvance présidentielle estime que TAS cherche à créer un « scandale imaginaire » pour masquer son propre bilan sous le régime précédent. Il l’accuse également de s’entourer de « guignols médiatiques » pour manipuler l’opinion lors de ses visites de terrain.
Une opposition « dans les caniveaux » ?
Le ton est particulièrement dur envers l’ensemble de l’opposition, que Wally Diouf Bodiang juge « réduite au silence par la communication factuelle » du pouvoir. Pour lui, Thierno Alassane Sall et ses alliés ne cherchent plus le débat d’idées, mais une simple « survie médiatique dans les caniveaux de la désinformation ».
Cette sortie confirme la stratégie de riposte systématique adoptée par les cadres du nouveau régime face aux critiques de l’ancienne garde politique, notamment sur des dossiers sensibles comme l’électrification rurale ou la reddition des comptes.

