Hôpital Ahmadou Sakhir Ndiéguène : des patients en danger à Thiès

Thiès – Le centre hospitalier régional Ahmadou Sakhir Ndiéguène traverse une crise sans précédent. Pannes répétées du scanner, de la mammographie et de la fibroscopie, chaises dentaires hors service, manque de lits et de matériels essentiels… L’accueil des patients se dégrade, les soins sont retardés, et des vies sont mises en danger.
Pour Maître Habib Vitin, président du mouvement Thiès d’abord, la situation est inacceptable : « La route qui mène à l’hôpital est dans un état tel qu’elle met en péril la vie des patients avant même leur arrivée », alerte-t-il.
L’hôpital, qui porte le nom d’Ahmadou Sakhir Ndiéguène, figure historique de la ville, symbolise la dignité, la foi et le service public. « Laisser cet établissement se dégrader, c’est trahir une mémoire et abandonner les populations », déplore le leader politique.
Il fustige également les choix budgétaires de la ville : « Des millions sont consacrés à la décoration, aux jeux de lumière et à des panneaux électoralistes, alors qu’une partie de ces ressources pourrait sauver des vies : équiper l’hôpital, soutenir les soignants, réhabiliter la route. »
Pour Maître Vitin, la vraie priorité d’une ville n’est pas l’apparence, mais la vie humaine : « Le plus beau message politique qu’un maire puisse envoyer aux populations, ce n’est pas un slogan lumineux ou une affiche, c’est une route sûre, des vies sauvées et des citoyens protégés. Voilà le plus beau panneau de communication. »

