GUINÉE : Amadou Oury Bah nommé Premier ministre du premier gouvernement de la Vᵉ République

C’est une annonce qui marque un tournant historique pour la Guinée. Ce lundi 26 janvier 2026, par décret présidentiel lu sur les antennes de la RTG, le Président Mamadi Doumbouya a porté son choix sur Amadou Oury Bah pour occuper la Primature. Ce dernier devient ainsi le premier chef de gouvernement de la toute nouvelle Vᵉ République.
Par Abdallah
Le choix de la loyauté et de la continuité
La nomination d’Amadou Oury Bah ne constitue pas une surprise totale pour les analystes politiques. Cet homme d’État chevronné a su, au fil des années, tisser une relation de confiance solide avec le Président Doumbouya.
Ancien chef de gouvernement et, plus récemment, directeur de la campagne présidentielle du chef de l’État, il apparaît comme l’artisan naturel de cette nouvelle ère institutionnelle. Sa nomination est perçue comme un gage de stabilité pour une nation qui entame la mise en place de ses nouvelles structures républicaines.
Les défis de la Vᵉ République
En tant que Premier ministre, Amadou Oury Bah hérite d’une feuille de route ambitieuse. Il doit désormais :
- Former un gouvernement d’équilibre : Allier compétences techniques et représentativité politique.
- Traduire les engagements présidentiels : Transformer les promesses de campagne en actions concrètes de développement.
- Répondre aux attentes sociales : Apaiser les tensions et améliorer le quotidien des Guinéens dans un contexte de refondation nationale.
L’attente du nouveau cabinet
Le décret de nomination a immédiatement déclenché une vague d’attentes à Conakry et dans tout le pays. La composition du futur cabinet ministériel, attendue dans les prochains jours, sera le premier test de la capacité du nouveau Premier ministre à impulser le souffle nouveau promis par la Vᵉ République.
En reconduisant Amadou Oury Bah à ce poste stratégique, le Président Doumbouya joue la carte de la sécurité. Pour la Vᵉ République, le choix d’un « poids lourd » qui connaît parfaitement les rouages de l’État et la vision présidentielle suggère une volonté d’accélérer les réformes sans passer par une phase d’apprentissage. Le succès de ce nouveau gouvernement dépendra toutefois de sa capacité à inclure des figures capables de réconcilier l’ensemble des forces vives de la nation.

