Grève du G7 : Une mobilisation en « dents de scie » dans les établissements scolaires

Le mot d’ordre de débrayage lancé par le G7 (regroupement des sept syndicats d’enseignants les plus représentatifs) a été observé ce mardi 13 janvier 2026. Si certains établissements ont tourné au ralenti, d’autres ont affiché un taux de présence record, révélant une adhésion contrastée au mouvement.

Les bastions de la grève : Salémata et Saraya en tête

La mobilisation a été particulièrement forte dans le département de Saraya et dans certains collèges. Au CEM Maciré Ba et à l’Annexe Bakary Dansokho, le mouvement a été largement suivi. À Salémata, l’adhésion a été totale : les 13 professeurs en classe dès 8 heures ont tous cessé le travail à 9 heures précises, respectant scrupuleusement la consigne syndicale.

Au lycée de Kédougou-Commune, le débrayage a également porté ses fruits. Sur 15 professeurs présents, seuls 3 ont continué à assurer les cours après l’heure fatidique, paralysant ainsi une grande partie des enseignements de la matinée.

Des zones de résistance au mot d’ordre

À l’inverse, le mouvement a peiné à s’imposer dans d’autres localités. Le record de présence revient au CEM d’Éthiolo (Salémata) avec un taux de 100 % d’enseignants au poste. À Fongolimbi, la tendance est similaire avec plus de 84 % de présence, seuls deux professeurs ayant décidé de suivre le G7.

La mobilisation est restée marginale dans les zones suivantes :

  • Kévoye : 1 enseignant gréviste sur 5.
  • Bembou : 1 enseignant gréviste sur 5.
  • Oubadji : 3 enseignants sur 5 ont maintenu les cours.

Un premier bilan mitigé pour le G7

Sur la quarantaine d’établissements que compte l’Académie, seuls huit ont été significativement impactés selon les premières remontées. Ce constat d’une mobilisation inégale souligne les divisions ou les hésitations au sein du corps enseignant face aux revendications actuelles.

Le G7, qui réclame notamment le respect des accords signés avec le gouvernement, devra analyser ces chiffres pour la suite de son plan d’action. De leur côté, les parents d’élèves scrutent avec inquiétude l’évolution du calendrier scolaire, craignant que ces perturbations ne s’installent dans la durée.

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