Goudomp : la jeunesse en première ligne contre les mutilations génitales féminines
À Goudomp, dans le sud du Sénégal, la jeunesse s’est mobilisée pour dire non aux mutilations génitales féminines (MGF) et sensibiliser les communautés locales sur les graves conséquences de cette pratique.
Des jeunes filles leaders brisent le silence
Avec l’appui du Comité départemental de protection de l’enfance (CDPE) et de l’UNICEF, plusieurs jeunes filles leaders ont pris la parole à travers des émissions en ligne et sur une radio locale. Leur objectif : informer, sensibiliser et encourager l’abandon définitif de cette tradition jugée néfaste pour la santé et les droits des filles.
Selon Abdou Sène, responsable de l’antenne départementale du Centre académique d’orientation scolaire et professionnelle (CAOSP), cette initiative a eu un impact réel :
« Le message est passé, les communautés ont entendu la voix des jeunes », a-t-il affirmé, soulignant la force de cette mobilisation citoyenne.
Une pratique toujours présente malgré les interdictions
Malgré les lois et les campagnes de prévention, les MGF persistent encore dans certaines localités. Le 15 février dernier, onze fillettes ont été excisées dans le département de Goudomp, rappelant l’urgence de renforcer la vigilance et la sensibilisation.
Une mobilisation qui se poursuit
Déterminées à protéger les générations futures, les jeunes filles engagées entendent poursuivre leurs actions au sein de leurs communautés. Leur ambition est claire : accélérer l’abandon total des mutilations génitales féminines à Goudomp et inspirer d’autres localités à suivre le mouvement.
Cette mobilisation constitue une étape majeure dans la lutte contre une pratique que les acteurs de la protection de l’enfance qualifient de violation des droits humains et de menace pour la santé des filles.

