Gestion des fonds publics au ministère de l’Éducation : le député Guy Marius Sagna interpelle le Gouvernement
Dans une question écrite adressée au Gouvernement, le député Guy Marius Sagna met en cause la transparence dans la gestion des fonds publics par le ministère de l’Éducation nationale. L’élu de la XVe législature demande des éclaircissements sur plusieurs dépenses jugées excessives, voire injustifiées, réalisées sous l’actuelle administration.
Mobilier remplacé malgré un bon état
Parmi les principales interrogations, Guy Marius Sagna s’interroge sur le remplacement du mobilier de bureau, pourtant décrit comme étant en excellent état lors de la prise de fonction du ministre. Il demande si un nouveau salon de bureau a été acquis pour un montant de 2 millions de FCFA, et exige des justifications précises pour cet achat.
Achat controversé d’un tapis iranien à 1 million de FCFA
Autre dépense pointée du doigt : l’achat d’un tapis iranien d’une valeur d’1 million de FCFA. Le député souhaite savoir si cette acquisition a été financée par le budget du ministère de l’Éducation et, si oui, quelles en étaient les motivations et la nécessité réelle.
Dépense de 650 000 FCFA pour des petits-déjeuners
Guy Marius Sagna remet également en question une dépense de 650 000 FCFA destinée à l’achat de matériel pour le petit-déjeuner. Il juge ce montant excessif et interpelle le ministère sur la pertinence d’un tel investissement, surtout dans un contexte où les ressources éducatives sont souvent jugées insuffisantes.
Marchés publics sans appel d’offres : une pratique de « régularisation » dénoncée
Le député alerte enfin sur une pratique qu’il qualifie de douteuse : celle de la régularisation a posteriori de marchés publics. Selon lui, des appels d’offres seraient évités sous prétexte d’urgence, puis régularisés par la suite à l’aide de documents fabriqués pour simuler une mise en concurrence.
Une demande de transparence et de réponses documentées
À travers cette interpellation, Guy Marius Sagna dénonce ce qu’il considère comme une mauvaise gestion des deniers publics et exige des réponses claires, transparentes et documentées de la part du ministre de l’Éducation nationale. Cette démarche vise à renforcer la redevabilité des institutions et à garantir une utilisation rigoureuse des ressources publiques.


