Gaza : Washington en ligne de mire pour débloquer l’aide à la reconstruction

Alors que les difficultés logistiques s’accumulent à la frontière de Gaza, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) mise désormais sur les États-Unis pour concrétiser les promesses d’aide internationale. Ali Shaath, président du NCAG, a confirmé depuis l’Égypte qu’une réunion du « Conseil de la paix », initié par l’administration Trump, se tiendra le 19 février à Washington pour valider les financements nécessaires aux opérations de secours et de reconstruction.
Ces fonds visent à soutenir la reconstruction des infrastructures, le secours humanitaire et l’acheminement de fournitures sanitaires et éducatives. Des discussions préalables avec l’Union européenne, l’ONU et plusieurs pays arabes ont déjà permis de sécuriser des engagements financiers pour ces opérations.
Sur le terrain, la situation reste complexe. Une inspection a été menée au poste-frontière de Rafah, côté égyptien, pour faciliter la circulation des Palestiniens et l’entrée de l’aide. Si Israël a rouvert le point de passage côté palestinien le 2 février, les restrictions imposées par l’occupant bloquent encore l’acheminement des denrées alimentaires, médicaments et logements préfabriqués, en violation de l’accord de cessez-le-feu.
Les combats continuent par ailleurs, avec un bilan récent de 581 morts et 1 553 blessés, majoritairement des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza. Pour l’instant, le NCAG, composé de 11 personnalités non politiques, pilote les affaires civiles depuis Le Caire, en attendant de pouvoir reprendre ses activités depuis l’intérieur du territoire.

