Fraude massive à UBA : les cerveaux du réseau international arrêtés un à un

Fraude massive à UBA : les cerveaux du réseau international arrêtés un à un

L’enquête sur la vaste fraude ayant frappé UBA-Sénégal connaît de nouveaux développements. Après plusieurs semaines d’investigations, les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) intensifient la traque des membres de ce réseau criminel à l’origine de retraits frauduleux estimés à plus de 1,143 milliard de FCFA.

Selon des sources concordantes, plusieurs suspects clés ont été interpellés ces derniers jours, confirmant l’ampleur et la structuration du réseau.

Parmi les arrestations marquantes figure Alioune Thiam, présenté comme l’un des cerveaux de l’opération et gérant de la société « Easy Go Teranga », interpellé récemment à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il tentait de quitter le territoire.

Dans la foulée, les enquêteurs ont mis la main sur Hamidou Tanou Diallo, directeur général des structures « Ets Diallo Hamidou Tanou » et « Barkiny Purchasing Center », arrêté au poste de Keur Ayib. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle central dans les circuits de blanchiment et de redistribution des fonds détournés.

L’enquête a également conduit à l’interpellation d’Ababacar Ndiaye, menuisier-ébéniste, appréhendé alors qu’il préparait lui aussi sa fuite, ainsi que du footballeur Bassirou Kane, cité dans plusieurs opérations frauduleuses et arrêté au poste frontalier de Karang.

Un réseau transnational sophistiqué

Les investigations ont révélé que cette fraude ne se limitait pas au Sénégal. Le réseau opérait simultanément dans plusieurs pays africains, avec des retraits frauduleux enregistrés dans des guichets automatiques au Sénégal, mais aussi dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali, le Kenya ou encore la Tanzanie.

Ce mode opératoire coordonné laisse penser à une organisation structurée, disposant de complicités techniques et logistiques dans plusieurs juridictions.

Une traque qui se poursuit

Avec ces nouvelles arrestations, les enquêteurs resserrent progressivement l’étau autour des derniers fugitifs. La DIC, en collaboration avec d’autres services de sécurité, poursuit ses investigations pour identifier l’ensemble des ramifications du réseau et récupérer les fonds détournés.

Cette affaire, qui secoue le secteur bancaire, met en lumière la montée des cybercriminalités financières et la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité autour des transactions électroniques.

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