Filière arachide : Le COPEGA répond au Ministre de l’Agriculture et pose ses conditions

Le Collectif des opérateurs économiques et exportateurs d’arachide (COPEGA) a franchi une nouvelle étape dans le dialogue, parfois tendu, avec les autorités. Dans une correspondance officielle adressée au ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, le collectif apporte des précisions sur les blocages actuels de la campagne.
Une réponse aux mesures de régulation
Cette sortie du COPEGA intervient dans un contexte où le gouvernement tente de concilier les besoins des huiliers locaux (comme la SONACOS) et les ambitions des exportateurs, attirés par les prix plus rémunérateurs du marché international. Dans sa lettre, le collectif exprime ses préoccupations concernant les taxes à l’exportation et les quotas de collecte qui, selon eux, freinent la dynamique économique du secteur.
Les points de friction : Prix et accès au marché
Le COPEGA souligne que la réussite de la campagne dépend d’une libre concurrence qui profite avant tout aux producteurs. Les opérateurs économiques rappellent que :
- La fixation du prix plancher doit refléter la réalité des coûts de production.
- Les barrières administratives à l’exportation risquent de décourager les partenaires étrangers, notamment asiatiques.
- Le financement de la collecte nécessite des garanties bancaires plus souples de la part de l’État.
Un appel au dialogue constructif
Loin de vouloir bloquer la campagne, le COPEGA affirme dans sa réponse être prêt à collaborer avec le ministère pour trouver un équilibre. Les exportateurs demandent toutefois une plus grande transparence dans la gestion des semences et une meilleure protection de leurs investissements logistiques.
« Le peuple rural attend de nous des solutions, pas des blocages administratifs », indique une source proche du collectif. Le COPEGA espère que cette missive sera le prélude à une rencontre d’urgence avec le ministre pour sauver la fin de la campagne de collecte.

