FAITS DIVERS : Drame successoral à Guédiawaye, le calvaire des héritiers spoliés
L’affaire fait grand bruit dans la banlieue dakaroise. Après le décès d’un père de famille à Guédiawaye, une véritable « guerre des clans » s’est déclarée. Selon les informations rapportées par L’Observateur, les sœurs et la nièce du défunt auraient fait main basse sur l’héritage, laissant les enfants et héritiers légitimes dans un dénuement total.

Une trahison familiale post-mortem
Le deuil n’aura pas duré longtemps pour les sœurs du défunt. Alors que la famille pleurait encore la perte du patriarche, une partie de la fratrie s’activait en coulisses. Profitant de la confusion des premiers jours et de la possession de documents bancaires confidentiels, les tantes des héritiers auraient réussi à vider les comptes bancaires de leur frère disparu.
Ces économies, censées assurer l’avenir des orphelins, ont été siphonnées avant même que la procédure légale de succession ne puisse être engagée.
L’immeuble de la discorde : Une nièce sans scrupules ?
Le patrimoine immobilier n’a pas non plus été épargné par cette voracité familiale. L’oncle possédait de son vivant un immeuble de rapport à Guédiawaye. Selon le récit de L’Observateur, une nièce du défunt s’est autoproclamée gestionnaire du bien.
- La méthode : Chaque début de mois, elle fait le tour des appartements pour encaisser les loyers.
- Le préjudice : Les héritiers directs ne perçoivent pas un seul franc des revenus locatifs qui leur reviennent de droit.
- La situation : Sans accès à l’argent liquide et privés des loyers de leur propre père, les enfants se retrouvent aujourd’hui dans le désarroi le plus complet, luttant pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Vers une bataille judiciaire musclée
Cette situation de « non-droit » ne devrait pas rester impunie. Les héritiers, soutenus par des conseils juridiques, envisagent de porter l’affaire devant les tribunaux pour abus de confiance, recel d’héritage et vol.
Au Sénégal, le Code de la Famille est formel : en présence d’enfants (héritiers réservataires), les collatéraux (sœurs, nièces) ne peuvent disposer des biens sans un acte de notoriété et une ordonnance de partage dûment établie par le juge des successions.
Ce fait divers souligne une réalité sociale douloureuse au Sénégal : la vulnérabilité des héritiers face à la « boulimie foncière et financière » de certains membres de la famille élargie. Si les faits sont avérés, les sœurs et la nièce s’exposent à de lourdes sanctions pénales. Ce drame rappelle l’importance capitale pour chaque chef de famille de sécuriser ses biens par testament ou par la désignation formelle d’un administrateur légal de son vivant.

