énégal : un plan d’urgence d’experts pour éviter l’asphyxie financière

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Face à la montée des inquiétudes sur l’endettement public, l’International Budget Partnership (IBP) a organisé, jeudi 5 février 2026 à Dakar, un panel de haut niveau consacré aux solutions pour sortir de la crise de la dette. Experts en finances publiques, représentants de l’État, parlementaires et acteurs de la société civile se sont réunis pour discuter de réponses durables à une situation jugée préoccupante.

Depuis la révélation d’une dette cachée en septembre 2024, la question de l’endettement est revenue au cœur du débat public. La Cour des comptes avait évalué en février 2025 la dette publique à 99,7 % du PIB, mais des analyses externes l’ont portée à près de 119 %, entraînant une dégradation de la notation souveraine et réduisant les marges de financement du pays.

Pour Marième Gnagna Thiam, docteure en finances publiques et responsable du programme finances publiques à IBP-Sénégal, cette problématique dépasse les simples chiffres. « Il s’agit de souveraineté budgétaire, de capacité d’investissement et de développement », a-t-elle souligné.

Le gouvernement a déjà engagé un plan de redressement économique et social, misant notamment sur une réforme fiscale et la mobilisation de ressources sur le marché financier régional. L’IBP insiste, pour sa part, sur la nécessité d’une réflexion collective et pragmatique, impliquant économistes, société civile, secteur privé et partenaires techniques, pour identifier des solutions réalistes et socialement justes.

Du côté du Parlement, Mohamadou Souaré, vice-président de la commission de contrôle budgétaire, a rappelé que la dette est un défi central pour le Sénégal. « Restaurer la soutenabilité de la dette tout en préservant les investissements structurants est impératif », a-t-il affirmé, insistant sur le rôle du contrôle parlementaire et de la transparence pour garantir l’adhésion citoyenne aux réformes.

À terme, les recommandations issues de cet atelier doivent nourrir un dialogue continu entre l’État, les institutions de contrôle et la société civile, afin d’accompagner le Sénégal vers une trajectoire de dette plus soutenable.

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