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Drame à la Sonacos/Ziguinchor : Un technicien amputé, la sécurité de l'usine au cœur d'une vive polémique -

Drame à la Sonacos/Ziguinchor : Un technicien amputé, la sécurité de l’usine au cœur d’une vive polémique

La nuit du dimanche 11 janvier 2026 restera gravée comme une date noire pour les travailleurs de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) à Ziguinchor. Un grave accident de travail a coûté l’usage d’une jambe et de plusieurs doigts à un jeune technicien, soulevant une vague d’indignation sur les conditions de sécurité au sein de l’unité industrielle.

Un accident d’une rare violence

La victime, J. A. Sagna, est un jeune employé récemment recruté comme technicien à la présérie. Selon les informations rapportées, le drame est survenu suite à la cassure brutale d’une chaîne de production. Le choc a été d’une violence extrême : le jeune homme a dû subir une amputation de la jambe gauche et a perdu trois doigts de sa main gauche.

Ce père de famille, qui venait de démarrer sa carrière au sein de la société nationale, voit son avenir basculer en quelques secondes dans les ateliers de la présérie.

Le cri de rage de la société civile

L’annonce de cet accident a immédiatement fait réagir les organisations de la société civile locale. Dans un communiqué conjoint, le FRAPP, l’ON2J et Vision Citoyenne ont dénoncé un drame qui, selon eux, aurait pu être évité.

« Nos alertes sont trop souvent ignorées, jusqu’à ce que l’irréparable se produise. Aujourd’hui, un père de famille a perdu l’usage de sa jambe et de ses doigts, et sa vie vient d’être brisée », déplorent les signataires de la note.

Les activistes soulignent que les conditions de travail au sein de la Sonacos/Ziguinchor sont régulièrement jugées dangereuses par les employés, pointant du doigt un manque d’entretien des équipements ou une absence de dispositifs de protection adéquats.

La direction de la Sonacos face à ses responsabilités

Les organisations interpellent directement la Direction générale de la Sonacos. Elles exigent une prise en charge totale de la victime, non seulement sur le plan médical et humain, mais aussi sur le plan administratif et financier pour compenser le préjudice subi.

Au-delà du cas de J. A. Sagna, c’est une véritable audit des conditions de sécurité qui est réclamé. L’objectif est clair : s’assurer qu’aucune autre famille ne soit endeuillée ou brisée par des défaillances techniques au sein de l’usine. Pour l’heure, la direction de la Sonacos ne s’est pas encore officiellement exprimée sur les circonstances exactes de la rupture de la chaîne.

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