Dossier Farba Ngom : Complot contre l’État, fuite de documents et complicité interne, le déferrement de la dernière chance

C’est un mercredi noir pour le camp de Farba Ngom. Alors qu’il espérait une libération imminente, le député-maire des Agnam est présenté ce 14 janvier 2026 au procureur de la République, Ibrahima Ndoye. Cette fois, ce ne sont plus seulement des milliards qui sont en jeu, mais des accusations de complot contre l’État et une grave faille de sécurité au cœur du système carcéral.
Le contenu explosif des téléphones saisis
La conférence de presse de la Garde des Sceaux, Yassine Fall, tenue ce mardi, a jeté un froid polaire sur la défense. L’exploitation technique des deux téléphones portables découverts dans la cellule de Farba Ngom au Pavillon spécial a révélé des éléments que la ministre qualifie de « préoccupants ».
Au-delà de transactions financières suspectes réalisées depuis sa cellule, la justice soupçonne désormais une tentative de complot contre l’État. Plus grave encore sur le plan procédural : le procès-verbal d’audition de son coaccusé Tahirou Sarr a été retrouvé dans la mémoire des appareils, prouvant une fuite organisée de documents judiciaires confidentiels.
Un garde pénitentiaire dans la nasse
Farba Ngom ne fera pas le trajet vers le parquet seul. Il est accompagné d’un agent de l’administration pénitentiaire, formellement identifié comme le « facilitateur » ayant permis l’entrée des téléphones dans l’enceinte sécurisée du Pavillon spécial. Ce dernier, placé en garde à vue après les révélations de l’enquête menée par la Section de Recherches et la Direction de l’Administration Pénitentiaire, risque une radiation immédiate et de lourdes peines de prison.
Le face-à-face avec le procureur Ibrahima Ndoye
Ce mercredi, le procureur Ibrahima Ndoye doit statuer sur la suite à donner à cette nouvelle procédure. Deux options majeures se dessinent :
- L’ouverture d’une information judiciaire distincte pour complot et recel de documents administratifs.
- Le placement sous mandat de dépôt du député-maire et de son complice présumé.
Cette affaire, qui a débuté par des soupçons de détournements de fonds publics, prend désormais une dimension politique et sécuritaire nationale, mettant à l’épreuve la solidité de l’institution judiciaire face aux réseaux d’influence.

