Dette publique au Sénégal : Thierno Alassane Sall dénonce une progression « inexplicable »

Dette publique au Sénégal : Thierno Alassane Sall dénonce une progression « inexplicable »

Lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative 2025 à l’Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall a vivement critiqué la hausse alarmante de la dette publique du Sénégal. S’exprimant ce samedi, il a qualifié cette augmentation sur une seule année de « simplement inexplicable », tirant la sonnette d’alarme sur les risques économiques à long terme.

Une dépendance excessive à l’endettement

Selon Thierno Alassane Sall, la structure actuelle du budget repose de manière préoccupante sur l’endettement. « Plus de 54 % du budget provient aujourd’hui de la dette », a-t-il alerté. « En seulement deux ans, le pays s’est endetté à hauteur de plus de 10 200 milliards de FCFA ». Pour le parlementaire, cette trajectoire financière n’est pas soutenable et appelle à un changement de cap urgent.

Appel à diversifier les sources de financement

Le député a plaidé pour la mise en place de mécanismes innovants de mobilisation des ressources internes. Objectif : réduire la dépendance croissante du budget national à la dette extérieure, qui fragilise l’économie sénégalaise face aux chocs financiers.

Fonds politiques : une contradiction dénoncée

Autre point soulevé par Thierno Alassane Sall : les 9 milliards de FCFA alloués aux fonds politiques. Il a rappelé que ce poste budgétaire avait été fortement critiqué par l’actuelle majorité lorsqu’elle était dans l’opposition. Il suggère que ces fonds soient réaffectés à des secteurs prioritaires, comme la santé, l’éducation ou la lutte contre la précarité.

Loi de finances rectificative 2025 : un outil d’ajustement budgétaire

Pour rappel, la loi de finances rectificative permet au gouvernement de réajuster le budget initial en fonction de l’évolution de la conjoncture économique nationale et internationale. Elle est un levier essentiel pour traduire les engagements de l’État en actions concrètes.

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