Dette cachée : le FMI pose de nouvelles conditions avant de conclure un accord avec le Sénégal

Dette cachée : le FMI pose de nouvelles conditions avant de conclure un accord avec le Sénégal

Le Sénégal devra aller plus loin dans ses réformes avant de décrocher un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Si l’institution financière salue les efforts déjà consentis par les autorités pour corriger les failles révélées par l’affaire de la dette cachée, elle estime que des mesures supplémentaires restent indispensables.

À l’issue de la dernière mission du FMI à Dakar, achevée vendredi, les discussions se poursuivent toujours. Aucun accord n’a encore été conclu entre les deux parties. Lors d’un point de presse tenu ce jeudi, la directrice du département de la communication du FMI, Julie Kozack, a indiqué que les échanges techniques se poursuivent afin de parvenir à une compréhension commune des perspectives macroéconomiques du pays, de ses besoins de financement et des priorités de réforme du gouvernement.

Le FMI reconnaît néanmoins les avancées déjà réalisées. Les autorités sénégalaises ont engagé plusieurs réformes destinées à renforcer la transparence des finances publiques et la gouvernance budgétaire. Elles ont notamment procédé à plusieurs audits de la dette publique et réorganisé les fonctions de gestion de la dette afin de les centraliser.

Mais pour l’institution de Bretton Woods, ces premiers pas doivent être consolidés. « Des actions décisives supplémentaires seront nécessaires pour consolider les progrès », a souligné Julie Kozack.

Parmi les exigences évoquées figurent le lancement d’un audit indépendant confié à un cabinet international privé, la finalisation de l’audit exhaustif des arriérés de paiement de l’État, ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle des engagements budgétaires.

Ces réformes sont désormais au cœur des discussions entre Dakar et le FMI. Leur mise en œuvre pourrait conditionner la conclusion du nouveau programme financier, très attendu par les autorités sénégalaises dans un contexte marqué par d’importants besoins de financement et la volonté de restaurer la crédibilité de la gestion des finances publiques.

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