DÉBRIEF CAN 2025 : Malang Diédhiou soutient le « coup de sang » de Pape Thiaw et fustige la CAF

Invité sur le plateau de la RTS pour analyser le sacre des Lions, l’ancien arbitre international Malang Diédhiou a brisé le silence. Entre soutien inattendu à la colère du sélectionneur sénégalais et révélations sur les coulisses de la commission arbitrale de la CAF, l’actuel président de la Commission centrale des arbitres du Sénégal a livré un plaidoyer sans détour pour l’intégrité du jeu.
Par Abdallah
Un acte de résistance salutaire
Alors que certains observateurs critiquaient l’attitude véhémente de Pape Thiaw lors de la finale au Maroc, Malang Diédhiou prend le contre-pied total des discours conventionnels. S’il reconnaît que la Loi 5 du football impose le respect absolu des décisions de l’arbitre, il estime que le contexte exceptionnel justifiait une réaction de force.
« Si Pape Thiaw n’avait pas réagi de la sorte, on n’aurait pas eu un arbitrage correct par la suite. En agissant ainsi, il a rendu service au Sénégal, à l’Afrique et au football en général », a affirmé l’ancien sifflet de la Coupe du Monde 2018.
Pour lui, ce « coup de pression » a servi de signal d’alarme, forçant le corps arbitral à une plus grande équité pour la fin du match.
Des zones d’ombre au sein de la CAF
Malang Diédhiou ne s’est pas arrêté à l’analyse du terrain. Il a profité de l’antenne pour revenir sur son départ de la commission arbitrale de la Confédération Africaine de Football (CAF). Sans entrer dans les détails, ses propos laissent transparaître un malaise profond au sein de l’instance :
- Des désignations contestables : Il a pointé du doigt des choix d’arbitres qui ne sembleraient pas toujours répondre à des critères purement sportifs.
- Des ingérences latentes : Bien qu’il garde les raisons précises de sa démission pour lui, il a suggéré l’existence de pressions extérieures influençant les décisions arbitrales.
« Plus jamais ça »
En conclusion, Malang Diédhiou espère que la réaction du banc sénégalais fera date. Selon lui, cette finale doit marquer un tournant : celui où les grandes nations africaines refusent de subir des erreurs d’arbitrage manifestes sous couvert de diplomatie sportive.
Le témoignage de Malang Diédhiou est d’une importance capitale car il vient d’un homme qui connaît le système de l’intérieur. En soutenant Pape Thiaw, il déplace le débat de la « discipline » vers celui de la « justice sportive ». Ses allusions à l’ingérence à la CAF confirment les doutes exprimés par de nombreux supporters sénégalais durant la compétition et renforcent le statut de « héros mal aimé » du sélectionneur national.

