Crise universitaire au Sénégal : Ousmane Sonko s’explique sur les bourses et interpelle les étudiants

Tension dans les universités : Le message à chaud de Sonko a... | Seneweb -

En tournée politique ce samedi, le chef du gouvernement a tenu à clarifier la situation tendue qui secoue les campus sénégalais. Entre promesses de paiement régulier et appel au retour dans les amphithéâtres, Ousmane Sonko pointe une « incompréhension » sur la question des rappels.

Par Abdallah

Le front universitaire est en ébullition depuis plusieurs jours. Au cœur des revendications : les bourses d’études et les conditions de restauration, deux piliers de la vie estudiantine qui cristallisent les colères. Face à cette situation, le Premier ministre Ousmane Sonko a profité d’une tribune politique ce samedi pour s’adresser directement à la jeunesse universitaire.

« Nous le faisons pour vous » : l’appel à la raison

Adoptant un ton paternel, le leader de Pastef a exhorté les étudiants à privilégier les études. « Les étudiants, vous êtes nos enfants. Si vous saviez notre ambition pour vous, vous retourneriez dans vos amphis pour étudier et nous accompagner dans le travail », a-t-il lancé, affirmant que l’action gouvernementale actuelle est entièrement tournée vers l’avenir des jeunes générations.

Pas d’arriérés de bourses, selon le Premier ministre

Alors que les manifestations se multiplient pour réclamer le paiement des allocations, Ousmane Sonko a fermement démenti tout défaut de paiement des bourses courantes. Selon lui, des instructions strictes ont été données dès son installation au Ministre des Finances pour que les salaires, les bourses et les primes de correction soient payés prioritairement, « même avant la fin du mois si possible ».

Pour le chef du gouvernement, le diagnostic est clair : « Il n’y a pas d’arriérés de bourses ni d’arriérés de paiement. »

Le nœud du problème : les rappels

Si le gouvernement affirme être à jour sur les mensualités, d’où vient alors la tension ? Ousmane Sonko estime que le point de friction réside dans les « rappels » (les sommes dues au titre de périodes passées ou de réajustements de dossiers). C’est à ce niveau que se situerait « l’incompréhension » entre les étudiants, qui attendent ces sommes globales, et les autorités publiques.

Cette sortie suffira-t-elle à ramener le calme dans les centres des œuvres universitaires ? Si le Premier ministre se veut rassurant sur la méthode et la régularité des paiements, les étudiants, de leur côté, restent dans l’attente de solutions concrètes sur la qualité de la restauration et l’apurement total des sommes dues.

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