CRISE SCOLAIRE : Le G7 lance sa « Grande Marche » à Thiès et paralyse l’école sénégalaise

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Le secteur de l’éducation bascule dans une phase de turbulences majeures. Ce jeudi 22 janvier 2026, le G7, regroupant les principaux syndicats d’enseignants, a lancé son deuxième plan d’actions. Entre débrayages, manifestation nationale à Thiès et grève totale prévue ce vendredi, les syndicats exigent l’application immédiate des accords signés.

Par Abdallah

Thiès — La ville aux deux gares est aujourd’hui le centre de la contestation enseignante. Le G7 y organise une grande marche nationale pour dénoncer ce qu’il qualifie de « léthargie » et d’« immobilisme » du gouvernement face aux préoccupations du corps professoral.

Un calendrier de lutte intensif

Le plan d’actions du G7 ne laisse que peu de répit au système scolaire :

  • Jeudi 22 janvier (9h) : Débrayage national suivi d’une marche nationale à Thiès.
  • Vendredi 23 janvier : Grève totale sur l’ensemble du territoire national.

Les 4 points de rupture

Les syndicats rejettent les explications du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, qui invoque des lenteurs administratives. Pour le G7, ces retards sont « dilatoires ». Leurs exigences se cristallisent autour de quatre piliers non négociables :

  1. Enseignants décisionnaires : La signature immédiate des décrets régularisant leur statut, un dossier qui traîne depuis près d’un an.
  2. Système de rémunération : La concrétisation effective des hausses et ajustements promis.
  3. Fiscalité : La fin de ce qu’ils appellent la « surimposition » des salaires des enseignants.
  4. Formation : Le parachèvement de la fonction diplômante universelle.

Le comité de suivi sous le feu des critiques

Le G7 pointe du doigt la faillite du comité de suivi des accords de 2018 et 2022. Selon les syndicats, cet organe ne remplit plus son rôle de relance et de communication, créant un fossé de méfiance entre les enseignants et l’État.

« Le gouvernement refuse de réduire le pacte social à une seule revendication. Ces engagements ne relèvent plus de promesses, mais d’attentes urgentes », martèle le collectif syndical.

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