Crise à l’UCAD : La CNDH et l’ONU déploient une mission de monitoring pour exiger « transparence et impartialité »

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Face à la gravité des événements survenus le 9 février 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a frappé un grand coup diplomatique et humanitaire. Sous l’égide du Professeur Amsatou Sow Sidibé, une mission conjointe avec l’ONU a entamé une évaluation rigoureuse de la situation, de l’hôpital de Grand-Yoff aux cellules de la Police Centrale.

Dakar, le 14 février 2026 – La pression internationale et nationale s’accentue pour que la lumière soit faite sur la mort d’Abdoulaye Ba et les violences du campus. La mission conduite par la CNDH, en collaboration avec le Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH-BRAO), marque une étape décisive dans la quête de justice.

Un parcours d’évaluation en quatre étapes clés

La délégation dirigée par le Professeur Amsatou Sow Sidibé a mené une série d’investigations de terrain pour confronter les versions et s’assurer du respect de la dignité humaine :

  1. Au chevet des blessés : Au Centre hospitalier national Idrissa Pouye (ex-Grand Yoff), la mission a évalué la prise en charge des étudiants blessés. L’objectif était de recueillir des témoignages directs sur l’origine des traumatismes subis.
  2. À la Police Centrale : La délégation a interpellé le commandement sur les conditions de garde à vue des étudiants interpellés, exigeant le strict respect des garanties procédurales.
  3. Écoute des amicales : Les responsables étudiants ont pu exposer leurs préoccupations et leur version des faits, notamment concernant les accusations de destruction de biens publics.
  4. Solidarité avec la famille Ba : Dans un moment de recueillement, la mission s’est rendue auprès de la famille d’Abdoulaye Ba pour exprimer la solidarité des institutions de défense des droits de l’Homme.

L’exigence de « vérité » et de « négociation »

Dans son communiqué, la CNDH ne se contente pas de constater ; elle pose des exigences claires pour éviter que le Sénégal ne bascule dans une escalade de violence. L’institution plaide pour des « enquêtes diligentes, impartiales et transparentes ». Cette position rejoint les inquiétudes de la société civile qui craint une justice partiale.

Par ailleurs, le Professeur Amsatou Sow Sidibé appelle à l’ouverture immédiate de négociations inclusives. Pour la CNDH, la solution à la crise de l’UCAD ne peut être uniquement sécuritaire ou judiciaire ; elle doit être politique et académique.

Une mission sous haute surveillance

Cette intervention rappelle que la protection des droits fondamentaux est le socle de l’État de droit. Comme le suggèrent les récents textes législatifs sur la crédibilité des institutions, « l’autorité de l’État ne saurait être mise en commerce » et doit s’exercer dans le respect absolu de la loi.

La mission de monitoring se poursuit et promet de formuler des recommandations contraignantes qui seront transmises aux autorités compétentes. Les conclusions de l’ONU et de la CNDH sont désormais attendues comme un juge de paix dans ce dossier qui divise la Nation.

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