Coupe de France : Samir Nasri fustige un OM « stéréotypé » et pointe les lacunes tactiques d’Habib Beye

MARSEILLE — La désillusion est totale sur la Canebière. Éliminé hier mercredi 4 mars 2026 par Toulouse en quart de finale de la Coupe de France (2-2, 3 tab 4), l’Olympique de Marseille traverse une zone de turbulences. Sur le plateau de Canal+, Samir Nasri n’a pas mâché ses mots, dénonçant la pauvreté du jeu proposé par les hommes d’Habib Beye.
Par la Rédaction Sportive
Le choc est d’autant plus dur que l’OM semblait avoir les cartes en main. Mais pour l’ancien « Minot » de Marseille, le résultat aux tirs au but n’est que la conséquence logique d’une prestation collective insuffisante.
« Une révolution » qui se fait attendre
Samir Nasri a balayé l’idée d’un renouveau tactique sous l’impulsion du nouvel entraîneur sénégalais. Si Habib Beye bénéficie encore d’un crédit lié à son arrivée récente, son ancien coéquipier estime que le contenu technique est alarmant.
- Un jeu prévisible : Nasri déplore un football « trop pauvre et stéréotypé », manquant cruellement d’occasions franches.
- Le retour au « basique » : Pour le consultant, l’OM a perdu l’étincelle créative qui faisait sa force, se contentant d’un schéma tactique trop rudimentaire.
« Marseille a récolté ce qu’il a semé. […] Je peux entendre qu’Habib n’a pas eu assez de temps pour imposer sa patte, mais dans le jeu c’est trop faible », a-t-il lâché.
Des failles défensives chroniques
C’est sur le plan défensif que Nasri s’est montré le plus cinglant, visant implicitement le staff technique pour son manque d’anticipation face aux forces toulousaines.
L’ancien milieu de terrain estime que la préparation du match a failli. Pour lui, il était évident que le danger viendrait des airs. Il rappelle que cette fébrilité sur coups de pied arrêtés était déjà visible lors de la seconde mi-temps face à Lyon, signe que les problèmes ne sont pas résolus.
« Pas besoin d’avoir fait Sciences Po ou d’avoir passé ses diplômes UEFA pour savoir que les Toulousains sont dangereux dans le domaine aérien », a ironisé Nasri.
Un sentiment de résignation
Au-delà de l’analyse technique, c’est l’amertume qui prédomine chez l’enfant de Marseille. Samir Nasri regrette que l’OM n’ait pas su saisir l’opportunité d’une qualification qui lui semblait promise, pointant un manque de caractère flagrant. « Ce soir, je suis résigné », a-t-il conclu, illustrant le sentiment de nombreux supporters marseillais.
Cette élimination précoce en Coupe de France met déjà Habib Beye sous pression. Si le technicien sénégalais invoquera sans doute le manque de temps, les critiques sur la pauvreté du jeu et les errances défensives risquent de l’escorter jusqu’à la fin de la saison. L’OM doit désormais se concentrer sur le championnat pour sauver son exercice 2025-2026.

