CAN 2026 : Tahirou Sarr dénonce le « sacrifice » des supporters détenus au Maroc

Tahirou Sarr sur les Sénégalais détenus au Maroc : "Macky Sall mogui thi  dokh…"

Malgré l’euphorie du sacre des Lions de la Teranga en finale de la CAN face au Maroc, une ombre persiste au tableau de la victoire. Le député Tahirou Sarr a pris la parole ce vendredi 6 février pour dénoncer le sort des 18 supporters sénégalais toujours derrière les barreaux à Rabat, fustigeant au passage l’inertie de la Fédération et du gouvernement.

Une Fédération « sans caractère » face à la CAF

Cité par le quotidien L’Observateur, le parlementaire n’a pas mâché ses mots à l’égard de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Alors que les célébrations et les tournées du trophée se multiplient, Tahirou Sarr s’indigne du contraste avec la situation de ces compatriotes qui « croupissent en prison ».

  • L’accusation : Un manque flagrant de solidarité et de fermeté.
  • L’exigence : Pour le député, l’instance dirigeante aurait dû « taper sur la table » auprès de la CAF pour exiger que la protection des supporters soit aussi prioritaire que celle des joueurs sur le terrain.

Diplomatie : L’appel à la grâce royale

Tahirou Sarr remet également en question l’efficacité de la stratégie diplomatique actuelle. S’appuyant sur les relations historiques d’excellence entre Dakar et Rabat, il appelle à une action directe du sommet de l’État.

« J’invite le Président Bassirou Diomaye Faye à initier une requête de grâce royale auprès du Roi du Maroc. C’est le moyen le plus direct pour permettre leur rapatriement immédiat. »

Le rôle inattendu de Macky Sall

L’une des révélations les plus marquantes de sa sortie concerne l’ancien président. Selon Tahirou Sarr, qui affirme tenir l’information de « source sûre », Macky Sall mènerait actuellement des négociations en coulisses pour dénouer la crise.

Le député n’a pas manqué d’égratigner le nouveau régime au passage :

  • Critique de l’inertie : Il regrette que les autorités actuelles semblent passives sur ce dossier.
  • Ironie cinglante : « Vu que ceux qui gouvernent ne font rien, lui au moins, il essaie », a-t-il lancé, soulignant une forme de vide laissé par l’actuel exécutif sur le plan de la diplomatie d’influence.

Un procès sous haute surveillance

Alors que le procès a été renvoyé au 12 février en raison notamment d’une grève des avocats marocains, la pression monte sur le gouvernement sénégalais. Pour Tahirou Sarr, la victoire sportive ne sera totale que lorsque le dernier supporter aura foulé le tarmac de l’aéroport Blaise Diagne.

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