CAN 2026 : Le Maroc lance un bras de fer juridique contre la CAF

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Le verdict « équilibré » de la CAF ne satisfait pas la FRMF. Estimant avoir été lésée par une décision jugée politique plutôt que réglementaire, la fédération marocaine a décidé d’épuiser toutes les voies de recours pour contester les suspensions de ses cadres et le maintien du sacre sénégalais.

1. L’argument du « Forfait » non appliqué

Le principal grief du Maroc concerne l’épisode de la 89ème minute :

  • Abandon de terrain : Pour la FRMF, le retrait des joueurs sénégalais vers leur banc de touche n’était pas une simple protestation, mais un abandon pur et simple.
  • Demande de forfait : Le camp marocain estime que le règlement de la CAF impose un forfait immédiat dans ce cas précis. En rejetant cette plainte, la commission disciplinaire aurait, selon Rabat, créé un précédent dangereux pour l’autorité des arbitres.

2. Une procédure jugée « inéquitable »

La FRMF dénonce un vice de forme majeur dans le déroulement de l’enquête :

  • Absence d’auditions : Des sources fédérales affirment que Achraf Hakimi et Ismaël Saibari n’ont pas été entendus par le jury avant d’être sanctionnés.
  • Le deux poids, deux mesures : La fédération souligne que le staff sénégalais a pu présenter sa défense, contrairement aux joueurs marocains, entachant ainsi le principe du contradictoire.

3. Rappel des lourdes sanctions contre le Maroc

L’appel vise également à réduire une facture disciplinaire et sportive jugée disproportionnée :

  • Ismaël Saibari : 3 matches de suspension et 60 millions FCFA d’amende.
  • Achraf Hakimi : 2 matches de suspension.
  • Amendes globales : 190 millions FCFA ($315 000) pour l’usage de lasers, les ramasseurs de balles et l’incident en zone VAR.

En faisant appel, le Maroc ne cherche pas seulement à réduire les suspensions de ses stars, mais vise surtout à remettre en question la validité du titre sénégalais sur un plan purement réglementaire. Ce recours place la commission d’appel de la CAF dans une position inconfortable : confirmer le verdict initial et risquer de se fâcher durablement avec l’une des fédérations les plus influentes du continent, ou donner raison au Maroc et déclencher un séisme sportif à Dakar.

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