CAN 2025 : L’épée de Damoclès sur la Tanière, sept cadres menacés de suspension

La victoire héroïque contre le Mali en quart de finale (1-0) laisse des traces indélébiles. Si le Sénégal a validé son ticket pour le dernier carré, il en ressort avec un lourd bilan disciplinaire. Selon les règlements de la CAF, sept piliers de l’équipe nationale sont désormais sous la menace d’une suspension automatique.
La pluie de cartons du quart de finale
Le match face aux Aigles du Mali a été d’une intensité physique rare, poussant l’arbitre sud-africain Abongile Tom à sortir le carton jaune à cinq reprises contre les Lions. Parmi les sanctionnés, on retrouve des cadres essentiels :
- Kalidou Koulibaly (capitaine, averti à la 93e minute)
- Pape Gueye (le métronome du milieu)
- Habib Diallo (l’attaquant de pointe)
- Habib Diarra (la révélation au milieu)
- Ibrahim Mbaye
Un cumul de cartons dangereux
À cette liste déjà longue, s’ajoutent deux autres joueurs avertis lors du huitième de finale contre le Soudan : Ismail Jakobs et Nicolas Jackson.
Selon le règlement de la CAF et le Code disciplinaire de la FIFA, le compteur n’est remis à zéro qu’après la phase de groupes pour ceux qui n’avaient qu’un seul avertissement. Mais pour ces sept Lions, le premier avertissement est bien « actif ». En cas de nouveau carton jaune lors de la demi-finale, ils seront automatiquement suspendus pour le match suivant, qu’il s’agisse de la grande finale ou du match pour la troisième place.
[Image showing the faces of the 7 threatened players with a yellow card icon next to them]
Le casse-tête de Pape Thiaw
C’est un véritable dilemme tactique qui s’impose au sélectionneur par intérim. Comment demander de l’agressivité dans un match à élimination directe tout en évitant des fautes qui pourraient décapiter l’équipe pour une éventuelle finale ?
Le cas de Kalidou Koulibaly est particulièrement préoccupant : une suspension du capitaine et patron de la défense serait un coup dur immense pour la stabilité des Lions. Il en va de même pour Pape Gueye et Ismail Jakobs, dont l’impact physique est la clé du système sénégalais.

