« Bêtise politique » : Waly Diouf Bodian s’attaque frontalement à la proposition d’Anta Babacar Ngom

Le débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale continue de fracturer la classe politique sénégalaise. Invité à s’exprimer sur la récente sortie d’Anta Babacar Ngom, le Directeur Général du Port Autonome de Dakar et cadre de PASTEF, Waly Diouf Bodian, n’a pas mâché ses mots, qualifiant la demande de la présidente de l’ARC de « bêtise politique ».
Une fin de non-recevoir catégorique
Pour Waly Diouf Bodian, la sortie d’Anta Babacar Ngom lors de sa tournée à Dagana manque de pertinence stratégique et de fondement républicain. Alors que l’ancienne candidate à la présidentielle estime que l’Assemblée actuelle n’incarne plus la rupture et doit être dissoute, Bodian y voit une lecture erronée des priorités nationales.
Le cadre de la mouvance présidentielle estime que réclamer une dissolution immédiate, sans tenir compte des calendriers institutionnels et de la stabilité de l’État, relève d’une méconnaissance des enjeux de gouvernance actuels.
La défense de l’agenda gouvernemental
Waly Diouf Bodian a profité de cette intervention pour réaffirmer que le gouvernement actuel travaille avec les institutions en place. Selon lui, les critiques de l’opposition sur le « temps de parole » ou le rejet des propositions de loi ne justifient pas une remise en cause brutale de la législature.
En utilisant l’expression forte de « bêtise politique », Bodian cherche à discréditer la posture d’Anta Babacar Ngom, l’accusant implicitement de chercher à exister médiatiquement par des déclarations fracassantes plutôt que par des propositions constructives.
Un climat politique de plus en plus polarisé
Cette énième joute verbale témoigne de la tension qui règne entre le pouvoir et la nouvelle opposition. Alors qu’Anta Babacar Ngom Diack tente de fédérer les mécontents autour de thématiques sociales (eau, foncier) et institutionnelles, les lieutenants du régime PASTEF, comme Waly Diouf Bodian, montent au créneau pour protéger la légitimité de leur action.
Le bras de fer ne fait que commencer, et la question de la dissolution de l’Assemblée nationale restera, à n’en pas douter, au cœur des débats durant toute l’année 2026.

