BÉNIN : Les révélations de Stéphane Sessegnon sur l’exploit de 2019 face au Maroc

Alors que le monde du football a les yeux rivés sur la CAN 2025, l’icône du football béninois, Stéphane Sessegnon, est revenu sur l’un des moments les plus marquants de l’histoire des Écureuils : l’élimination du Maroc en 2019. Dans un entretien exclusif, l’ancien capitaine révèle les coulisses psychologiques de ce match d’anthologie.
Par Abdallah
L’été 2019 en Égypte reste gravé comme l’épopée la plus folle du football béninois. Après trois matchs nuls en phase de poules, le Bénin de Michel Dussuyer se retrouvait face au « monstre » marocain en huitièmes de finale. Ce que l’on ignorait jusque-là, c’est la force de conviction qui habitait le groupe, et particulièrement son leader, Stéphane Sessegnon.
Le « prophète » du point de pénalty
Le tournant du match survient à la 94e minute. Alors que le score est de 1-1, l’arbitre siffle un pénalty contre le Bénin suite à une faute de Sessegnon lui-même. La star marocaine Hakim Ziyech se présente face au but. Le stade retient son souffle, mais pas l’ancien milieu du PSG.
« Déjà quand il y a le pénalty, je vais voir l’arbitre et je lui dis clairement mot pour mot : « Monsieur l’arbitre, je vous jure qu’il va louper », et c’est ce qui s’est passé », raconte Sessegnon avec un sourire malicieux lors d’un entretien accordé à la marque « La Béninoise ».
Le paradoxe du carton rouge
Le sort s’acharne pourtant sur les Écureuils lorsque le défenseur central Khaled Adenon est expulsé à la 96e minute. En infériorité numérique face à l’armada des Lions de l’Atlas, n’importe quelle équipe aurait sombré. Mais pour Sessegnon, ce fut le signal de la victoire.
« Quand Khaled prend le carton rouge, j’ai dit : « c’est fini les gars, ce match on va le gagner ». Et c’est ce qui s’est passé », se souvient l’ancien joueur de Sunderland. Une conviction presque mystique qui s’est concrétisée lors de la séance des tirs au but, envoyant le Bénin dans le top 8 africain pour la première fois de son histoire.
Un héritage pour l’histoire
Bien que l’aventure se soit arrêtée en quart de finale face au Sénégal (0-1), le récit de Sessegnon illustre parfaitement l’importance du mental dans les grandes compétitions. Six ans plus tard, ces mots résonnent comme une leçon pour toutes les nations dites « petites » qui s’apprêtent à défier les ogres du continent : le football se joue aussi, et surtout, dans la tête.

