BBY Monte au Front Contre la Dissolution du HCCT et du CESE par le Président Diomaye

BBY Monte au Front Contre la Dissolution du HCCT et du CESE par le Président Diomaye

Le groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) se dresse fermement contre l’initiative du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, visant à dissoudre le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Lors d’une réunion tenue hier, les députés de BBY ont unanimement exprimé leur volonté de contrer cette démarche, qu’ils considèrent comme une menace directe contre les institutions ancrées dans le bloc constitutionnel.

Sans dévoiler explicitement leur stratégie, les députés de la majorité présidentielle ont affirmé leur intention de résister à ce qu’ils qualifient de tentative de « mise à mort » de ces deux organes, largement dominés par leur coalition. Selon des informations relayées par L’AS Quotidien, BBY dénonce une approche qu’ils jugent anti-républicaine, pointant du doigt une violation des procédures parlementaires, notamment en ce qui concerne la saisine du Président de l’Assemblée nationale.

Un élément clé de cette tension réside dans la divulgation, par le ministre porte-parole de la présidence, du contenu de la convocation avant même que le président de l’Assemblée, Amadou Mame Diop, ne reçoive officiellement la lettre confidentielle. Ce geste a été perçu comme une provocation par les députés de BBY, qui y voient une déclaration de guerre du régime à leur encontre.

Le groupe BBY refuse catégoriquement de donner carte blanche à Diomaye Faye pour dissoudre le HCCT et le CESE, tout en étant conscient que ce dernier pourrait également dissoudre l’Assemblée nationale. De plus, les députés reprochent au président d’avoir empiété sur les prérogatives du Président de l’Assemblée nationale en convoquant celle-ci et en fixant unilatéralement l’agenda parlementaire, un acte qu’ils jugent comme une ingérence dans les affaires législatives.

BBY entend rétablir l’ordre des procédures. À cette fin, le bureau de l’Assemblée nationale se réunira aujourd’hui pour informer de la situation, avant de convoquer la conférence des présidents, seule instance habilitée à définir l’agenda, incluant le passage du projet de loi en commission des lois puis en plénière.

Vers une Crise Institutionnelle ?

L’AS Quotidien rapporte que les députés de BBY sont déterminés à défier l’agenda imposé par le Président Bassirou Diomaye Faye. Ils envisagent même tous les scénarios possibles, y compris celui où la dissolution de l’Assemblée nationale entraînerait une crise institutionnelle majeure. En effet, une telle dissolution nécessiterait le vote d’une loi d’habilitation pour permettre au président de gouverner par ordonnance en attendant des élections législatives anticipées, qui devraient se tenir dans un délai de 90 jours. De plus, la suppression du parrainage, prévue sur 105 jours, requiert un consensus parlementaire, rendant la situation encore plus complexe.

En somme, le bras de fer entre BBY et le président de la République laisse présager une série de défis constitutionnels et électoraux, avec de nombreuses équations à résoudre pour éviter toute violation des dispositions légales en vigueur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *