Bafatá : le bilan de l’incendie s’alourdit à (9) neuf morts après le décès d’un blessé évacué au Sénégal

La ville de Bafatá, située dans le centre de la Guinée-Bissau, a été le théâtre d’un incendie d’une rare violence le 13 février dernier. Le sinistre, qui serait parti d’une pompe à essence installée dans une station-service de fortune, a provoqué un lourd bilan humain.
Selon le journal O Democrata, le nombre de victimes s’est alourdi ces dernières heures. L’une des cinq personnes grièvement brûlées, évacuées au Sénégal pour des soins spécialisés, a succombé à ses blessures. Ce décès porte désormais le bilan officiel à neuf morts.
Confirmation des autorités sanitaires
Le ministre de la Santé publique, Quinhim Nantote, a confirmé le décès de la victime évacuée dans la République voisine du Sénégal. Il s’exprimait à l’issue d’une visite du Premier ministre à l’Hôpital national Simão Mendes.
À l’échelle nationale, le ministre a indiqué que les blessés toujours hospitalisés à Bissau sont dans un état stable, grâce aux soins prodigués par les équipes médicales. « Le gouvernement espère qu’il n’y aura plus de décès, comme cela s’est produit par le passé », a-t-il déclaré devant la presse.
163 victimes recensées le jour du drame
D’après les informations publiées par O Democrata, les secours ont enregistré 163 victimes le jour de l’incendie. Ces dernières ont été admises au service médical de l’hôpital régional de Bafatá.
Le directeur clinique, Mamadu Camará, a précisé que 49 personnes ont été hospitalisées sur ce total. Les autres ont reçu des soins ambulatoires.
Les responsables sanitaires ont détaillé la gravité des blessures :
- certaines victimes ont souffert de brûlures superficielles (premier degré) ;
- d’autres ont présenté des brûlures du deuxième degré ;
- plusieurs cas graves ont concerné des patients dont 45 %, 60 %, voire 70 % de la surface corporelle était touchée.
Ce drame relance les inquiétudes sur les conditions de sécurité autour des stations-service informelles et la nécessité d’un encadrement plus strict des installations de distribution de carburant dans certaines localités du pays.

