Augustin Senghor dénonce des dysfonctionnements au sein de la Confédération africaine de football

Le président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), Augustin Senghor, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme de graves manquements dans le fonctionnement des instances de la CAF, notamment en matière d’arbitrage.
Une remise en cause de l’indépendance de l’arbitrage
Dans sa déclaration, il insiste sur la nécessité d’aller au-delà des organes juridictionnels pour s’intéresser à l’indépendance des structures clés comme le corps arbitral.
Selon lui, plusieurs décisions récentes posent problème, à commencer par la nomination d’Olivier Safari au poste de directeur de l’arbitrage. Une désignation qui, d’après Senghor, n’a ni été portée à la connaissance ni validée par le Comité exécutif, pourtant habilité à le faire.
Des changements controversés
Le patron du football sénégalais évoque également des départs jugés opaques :
• Doué, présenté comme compétent dans ses fonctions,
• Raul Chipenda,
• ainsi que Yacine Robleh, directeur des organes juridictionnels, écarté en pleine activité.
Autant de décisions qui, selon lui, n’ont fait l’objet d’aucune explication officielle.
Des accusations graves
Augustin Senghor va plus loin en évoquant une réunion tenue en Tanzanie, au cours de laquelle il aurait été révélé que Olivier Safari aurait demandé à un arbitre de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais par des cartons jaunes.
Une accusation lourde qui, si elle était avérée, poserait un sérieux problème d’éthique et d’équité dans les compétitions africaines.
Un manque de transparence dénoncé
Autre point soulevé : l’absence totale de communication de la CAF sur ces différents dossiers. Selon Senghor, aucune clarification n’a été apportée, laissant planer le doute sur la gestion interne de l’instance.
Un contexte déjà tendu
Ces déclarations interviennent dans un climat particulièrement sensible, marqué par le contentieux autour de la CAN 2025 opposant le Sénégal à la Confédération africaine de football.
Elles viennent ainsi renforcer les interrogations sur la gouvernance du football africain, à quelques échéances importantes sur le continent.

