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Arnaque aux actions BP : plus de 20 000 victimes et une escroquerie numérique orchestrée depuis Dakar -

Arnaque aux actions BP : plus de 20 000 victimes et une escroquerie numérique orchestrée depuis Dakar

Arnaque aux actions BP : plus de 20 000 victimes et une escroquerie numérique orchestrée depuis Dakar

Une vaste escroquerie financière démasquée au Sénégal

Plus de 20 000 victimes, des millions de francs CFA détournés, et une faux site de vente d’actions BP : une opération frauduleuse de grande ampleur a été démantelée à Dakar. Selon le journal L’Observateur, cette escroquerie numérique était menée par un certain D.S., présenté comme le PDG d’une société fictive nommée « O.S.C. ».

Une fausse plateforme inspirée de la BRVM pour vendre des actions fictives de BP

Le système frauduleux imitait le fonctionnement de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) pour gagner la confiance des investisseurs. Les escrocs promettaient des dividendes horaires et un rendement annuel alléchant pouvant atteindre 167 000 F CFA, en échange d’une modeste souscription de départ de 5 000 F CFA.

Les transactions s’effectuaient via Orange Money et Wave, des plateformes de paiement mobile qui, bien que pratiques, compliquent le traçage des fonds.

Des bureaux physiques pour crédibiliser l’arnaque

Pour donner une apparence de légitimité à leur entreprise fictive, les escrocs ont ouvert des bureaux à Touba puis à Mbao, dans la banlieue de Dakar. Ils ont même adressé des courriers officiels à la préfecture et à la mairie de Mbao, espérant obtenir une forme de couverture administrative.

Cette stratégie a attiré l’attention des autorités, notamment de la Brigade de gendarmerie de la Zone franche de Dakar, qui a lancé une enquête approfondie.

Arrestation du cerveau de l’opération

Une descente à Mbao a permis l’arrestation de deux employés de l’entreprise fictive, ce qui a conduit à l’interpellation de D.S., identifié comme le principal instigateur du réseau.

Un complice étranger, un certain Nicolas basé en Angleterre, gérait la communication exclusivement via WhatsApp et SMS, renforçant le caractère opaque et transnational de cette arnaque.

Une enquête judiciaire en cours

L’affaire est désormais entre les mains des autorités compétentes, et l’enquête est en cours pour évaluer l’étendue des dommages, retrouver d’éventuels complices et sécuriser les preuves numériques.

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