Alerte sur la Maladie Rénale Chronique Infantile au Sénégal : 200 Nouveaux Cas Chaque Année
La maladie rénale chronique chez l’enfant est en forte progression au Sénégal, avec près de 200 nouveaux diagnostics par an. Une situation alarmante qui a été au cœur de la première journée de sensibilisation organisée le 10 mars 2025 à l’Hôpital Abass Ndao de Dakar. L’événement, dirigé par le Professeur Ousmane Cissé, Directeur Général de la Santé, en présence de Madame Bineta Traoré, présidente de l’Association des parents des enfants atteints de maladies rénales (Apem), et du Professeur Younouss Keita, néphro-pédiatre, a mis en avant l’urgence d’une prise en charge améliorée.
Un Accès aux Soins Inadapté et Trop Coûteux
Les experts alertent sur le coût élevé des traitements, conduisant de nombreuses familles à abandonner les soins, avec des conséquences graves. « Sans prise en charge financière, beaucoup d’enfants n’ont aucune chance de guérir », déplore le Professeur Keita. Le manque de néphrologues pédiatriques et d’infrastructures spécialisées complique davantage le dépistage précoce.
L’Urgence d’un Centre de Néphrologie Pédiatrique
Le Professeur Keita insiste sur la nécessité de créer un service dédié à la néphrologie pédiatrique et de former davantage de spécialistes. « Si le traitement est commencé à temps, 90 % des enfants peuvent être sauvés. Mais faute de structures adaptées, nous assistons à des drames », avertit-il.
Les Causes et un Espoir de Transplantation
Les infections mal soignées, le paludisme grave et certaines malformations congénitales figurent parmi les causes majeures de la maladie rénale chronique chez l’enfant. Cependant, face aux difficultés d’accès aux soins, beaucoup de familles se retrouvent sans solution viable.
Un espoir se dessine toutefois : deux enfants sont actuellement en préparation pour une transplantation rénale, une avancée majeure pour le pays.
Cette journée de sensibilisation a été l’occasion de rappeler l’urgence d’une meilleure prise en charge des enfants atteints de maladies rénales et d’exhorter les autorités et les partenaires de santé à agir sans tarder.

