ALERTE SÉCURITÉ : Sabotage à l’explosif confirmé sur le pétrolier « Mersin »

L’enquête sur l’incident survenu dans la nuit du 27 au 28 novembre 2025 au large de Dakar vient de basculer. Des preuves visuelles obtenues et authentifiées ce 29 janvier par RFI et des experts militaires révèlent que le navire transportant 30 000 tonnes de carburant russe a été la cible d’attaques ciblées.
1. Des charges explosives stratégiquement placées
Loin de la thèse de l’accident technique, les nouveaux éléments montrent une réalité criminelle :
- Preuves visuelles : La vidéo authentifiée montre quatre brèches béantes (certaines de plus d’un mètre) perforant la coque à bâbord et à tribord.
- Précision chirurgicale : Les points d’impact se situent au niveau de la salle des machines, provoquant une voie d’eau immédiate et brutale.
- Expertise militaire : La nature des dégâts sur la tuyauterie interne suggère l’usage de mines magnétiques ou de charges explosives placées par une équipe ayant une connaissance parfaite du plan du navire.
2. Un navire « fantôme » sous surveillance
Le pétrolier turc, géré par l’armateur Besiktas, fait partie de ce que les experts appellent la « flotte fantôme » russe :
- Provenance : Parti du port russe de Taman en août 2025.
- Comportement suspect : Avant l’attaque, son système AIS (balise de suivi) avait été désactivé, une pratique courante pour contourner les sanctions internationales sur les hydrocarbures russes.
- Géopolitique : Certains observateurs et médias internationaux évoquent l’hypothèse d’une opération ukrainienne en eaux profondes, une première en Atlantique, bien que cette piste reste à confirmer officiellement.
3. La réponse des autorités sénégalaises
Depuis l’incident, le Port Autonome de Dakar et la Marine nationale ont déployé des moyens colossaux :
- Sauvetage : Environ 18 000 tonnes de gasoil ont déjà été pompées par le navire Touba Tawfekh pour stabiliser le pétrolier et éviter son naufrage.
- Risque écologique : Pour l’heure, aucune marée noire n’est signalée, mais des barrages antipollution entourent toujours le navire.
- Enquête : Des démineurs ont été dépêchés à bord, mais le silence des autorités portuaires sur les conclusions finales alimente toutes les spéculations.
Si le sabotage est confirmé par une enquête officielle, cela signifierait que le Sénégal est devenu, malgré lui, un terrain de jeu pour la guerre hybride mondiale. La précision de l’attaque suggère des moyens étatiques (plongeurs de combat ou drones sous-marins sophistiqués). La gestion du « Mersin » est un test de souveraineté pour Dakar : protéger ses côtes d’une catastrophe écologique tout en restant neutre dans un conflit qui vient frapper à sa porte maritime.

