Affaire Tahirou Sarr : l’appel contre la saisie de ses biens renvoyé au 23 juillet 2025
L’homme d’affaires inculpé pour blanchiment et escroquerie conteste la décision de justice
Le dossier de Tahirou Sarr, homme d’affaires sénégalais inculpé pour blanchiment de capitaux, escroquerie et abus de biens sociaux, a connu un nouveau développement. L’appel contre l’ordonnance de saisie de ses biens, évoqué devant le Pool judiciaire financier le mercredi 9 juillet 2025, a été renvoyé au 23 juillet pour plaidoiries.
Une saisie confirmée par la Chambre d’accusation financière
Le 13 juin 2025, la Chambre d’accusation financière de Dakar avait confirmé la saisie des comptes bancaires et biens immobiliers de Tahirou Sarr, une décision initialement prise par le juge d’instruction financier. Cette mesure visait à sécuriser les avoirs dans le cadre d’une enquête pour blanchiment de capitaux et escroquerie portant sur des deniers publics.
Les avocats de Tahirou Sarr ont immédiatement contesté cette décision, introduisant un appel devant la même juridiction, désormais en charge de trancher sur la légalité de la saisie.
Une affaire de plus de 25 milliards de F CFA
Pour rappel, Tahirou Sarr a été inculpé le 28 février 2025 pour les chefs d’accusation suivants :
- Association de malfaiteurs
- Blanchiment de capitaux
- Escroquerie sur des deniers publics
- Abus de biens sociaux
Le montant en jeu est estimé à 25.388.944.444 F CFA, selon un rapport accablant de la CENTIF (Cellule nationale de Traitement des Informations Financières), qui a déclenché l’ouverture de l’information judiciaire.
Prochaine étape : les plaidoiries du 23 juillet 2025
Le 23 juillet prochain, la Chambre d’accusation financière entendra les arguments des avocats de la défense ainsi que les représentants du ministère public pour statuer définitivement sur la saisie des avoirs de Tahirou Sarr.
Cette affaire, aux enjeux financiers considérables, s’inscrit dans la lutte renforcée contre la criminalité économique et le blanchiment d’argent au Sénégal, pilotée notamment par le Pool judiciaire financier.

