Affaire Imane : De la drogue dure à l’escroquerie, la chute brutale de la star de TikTok

Rien ne va plus pour F. Traoré, alias Imane. Alors qu’elle était déjà dans les liens de la prévention pour trafic de crack, la jeune influenceuse de 21 ans est désormais au cœur d’un nouveau scandale. Ce jeudi 26 février 2026, elle a été placée en garde à vue à la Division spéciale de cybersécurité (DSC) pour escroquerie organisée.
PIKINE-GUÉDIAWAYE – Le dossier judiciaire de la célèbre tiktokeuse Imane s’épaissit de manière alarmante. Alors qu’elle pensait faire face uniquement à ses déboires liés aux stupéfiants, la police scientifique et technique s’est invitée dans la danse, révélant une facette présumée de cyber-escroc.
Le piège du « Win-Win » sur Telegram
Selon les révélations du quotidien Libération, Imane aurait profité de ses « lives » et de sa forte audience pour attirer ses abonnés vers un système frauduleux baptisé « Win-Win ».
Le mode opératoire était rodé :
- L’appât : Une promesse de gains d’argent rapides et multipliés.
- Le canal : Un lien de redirection vers la messagerie Telegram.
- L’arnaque : L’encaissement des mises de départ sans jamais reverser les bénéfices promis.
Une vidéo à un million comme preuve
Pour ferrer ses victimes, l’influenceuse ne reculait devant rien. Une vidéo devenue virale la montre en train de brandir une liasse de un million de francs CFA, clamant qu’il s’agissait de gains issus de sa méthode miracle. Pour les enquêteurs de la DSC, ce document constitue une pièce à conviction majeure illustrant les manœuvres frauduleuses destinées à tromper la religion de ses followers.
L’accumulation des charges
| Dossier | Date des faits | Nature de l’infraction | Lieu |
| Stupéfiants | 21 février 2026 | Détention et trafic de crack | Cité Yves Niang |
| Cybercriminalité | 26 février 2026 | Escroquerie organisée (système Win-Win) | Réseaux sociaux |
Une situation juridique critique
L’étau se resserre dangereusement sur la jeune femme. Extraite de la cave du tribunal ce jeudi suite à un retour de parquet, elle doit être présentée à nouveau devant le procureur de Pikine-Guédiawaye ce vendredi 27 février.
Cette double procédure — l’une pour drogue dure et l’autre pour escroquerie via les technologies de l’information — pourrait lui valoir une peine de prison ferme particulièrement lourde. L’affaire Imane devient ainsi un cas d’école sur les dérives des réseaux sociaux et la surveillance accrue des influenceurs par la Division spéciale de cybersécurité.

