Affaire de la « dette cachée » : La sortie d’Abdourahmane Sarr relance le débat sur la soutenabilité

Affaire de la « dette cachée » : La sortie d’Abdourahmane Sarr relance le débat sur la soutenabilité

La polémique autour de la supposée « dette cachée » du Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Alors que le Premier Président sortant de la Cour des comptes, Mamadou Faye, a récemment tenu à préciser dans L’Observateur que le terme ne figurait nulle part dans le rapport officiel de l’institution, l’ancien ministre de l’Économie, Abdourahmane Sarr, a choisi de recentrer le débat sur les véritables enjeux financiers du pays.

Un constat : le fait est « établi »

Pour Abdourahmane Sarr, il est désormais vain de s’attarder sur la qualification de « dette cachée ». Selon l’ancien ministre, la réalité de cette dette — et le fait qu’elle n’ait pas été communiquée aux instances devant en connaître le niveau — est un « fait établi ». À ses yeux, le débat sémantique autour de l’existence même de cette dette doit désormais laisser place à une analyse pragmatique de la situation économique nationale.

L’heure est à la stratégie de refinancement

Plutôt que de se perdre dans les polémiques politiques sur la transparence, l’ancien membre du gouvernement invite à poser les questions qui importent réellement pour l’avenir budgétaire du Sénégal :

  1. La soutenabilité : Cette dette, désormais connue de tous, est-elle tenable pour les finances publiques ?
  2. La stratégie : Quelles mesures adopter pour assurer un refinancement efficace de cette charge ?

Sur ces deux points, Abdourahmane Sarr se montre rassurant. Il estime que le niveau actuel de la dette sénégalaise demeure « soutenable » et qu’elle peut être « raisonnablement refinancée » en franc CFA.

Une volonté de dépasser la polémique

Par cette intervention, Abdourahmane Sarr tente de sortir la gestion de la dette publique du champ de la controverse politique pour la ramener sur le terrain de la technicité économique. Cette position contraste avec les débats enflammés qui agitent actuellement la scène politique, où l’accusation de dissimulation financière est devenue une arme de discrédit contre le régime précédent.

Alors que les rapports officiels, comme celui de la Cour des comptes, font l’objet d’interprétations divergentes, la question du refinancement devient le véritable défi pour les autorités actuelles. Reste à savoir si cette approche pragmatique suffira à clore le chapitre de la « dette cachée » ou si la polémique continue de marquer les débats économiques nationaux.

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