Affaire Assane Diouf : relaxe partielle, condamnation pour diffusion de fausses nouvelles et appel annoncé
La première Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande instance hors classe de Dakar a rendu son verdict ce jeudi 7 août 2025, dans le procès très médiatisé d’Assane Diouf. Ce dernier a été relaxé du chef d’accusation d’« offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République », mais reconnu coupable de diffusion de fausses nouvelles et de propos contraires aux bonnes mœurs. Il a été condamné à quatre mois de prison ferme, peine qu’il a déjà purgée.
Une victoire partielle pour la défense
Contacté par PressAfrik, Me Barro, avocat de l’activiste, a salué la décision du tribunal tout en annonçant son intention de faire appel. « Il est libre aujourd’hui, car il a purgé plus de quatre mois de détention, ce qui est l’essentiel. Mais nous irons en appel pour obtenir l’acquittement total », a-t-il déclaré.
L’avocat estime que les deux chefs d’accusation retenus ne tiennent pas juridiquement. Il plaide pour un renvoi des fins de la poursuite ou une relaxe pure et simple :
« Dans la vidéo en cause, Assane Diouf ne mentionne ni le président de la République ni le Premier ministre. D’ailleurs, un Premier ministre ne détient pas les mêmes prérogatives qu’un chef de l’État. »
Vers une procédure en appel
Me Barro prévoit de saisir la Cour d’appel, et si besoin, la Cour suprême, pour contester la décision du tribunal. Il a également salué le jugement « sage » ayant permis de mettre fin à une détention qu’il qualifie d’ »arbitraire » voire « illégale ».
Pour mémoire, lors de l’audience du 16 juillet 2025, le procureur de la République avait requis deux ans de prison, dont six mois ferme à l’encontre d’Assane Diouf. Finalement, la condamnation à quatre mois de prison ferme, déjà purgés, signifie que l’activiste est désormais libre.

