Affaire Arcelor Mittal : de nouveaux développements judiciaires à Dakar
L’affaire Arcelor Mittal au Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Le doyen des juges du premier cabinet d’instruction du tribunal hors classe de Dakar a adressé trois convocations à d’anciens responsables du régime précédent, cités en qualité de témoins dans ce dossier sensible.
Une information judiciaire pour corruption et blanchiment
Selon le journal Libération, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Dakar pour plusieurs infractions graves :
- association de malfaiteurs,
- corruption,
- recel,
- blanchiment de capitaux,
- escroquerie et complicité.
Cette procédure fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par l’État du Sénégal. Elle vise notamment Arcelor Mittal Holdings AG (anciennement Mittal Steel Holdings AG), Arcelor Mittal, Arcelor Mittal Limited, Arcelor Mittal Holland II BV, Arcelor Mittal Mining Sénégal SA et Arcelor Mittal Infrastructures Sénégal SA.
L’accord transactionnel de 2014 au cœur du dossier
Au centre de cette affaire se trouve l’accord transactionnel signé le 30 mai 2014 entre l’État du Sénégal et Arcelor Mittal. Cet arrangement continue de susciter de vives interrogations sur ses conditions et ses implications financières.
Des convocations restées lettre morte
Lors des premières étapes de l’enquête, la Division des investigations criminelles (DIC) avait été mandatée pour notifier des convocations aux représentants d’Arcelor Mittal. Cependant, ces derniers avaient tout simplement disparu, compliquant le travail des enquêteurs.
Une affaire emblématique de la lutte contre la corruption
L’évolution de ce dossier illustre la volonté des autorités sénégalaises de poursuivre les dossiers de corruption et de blanchiment de capitaux, même lorsqu’ils impliquent de grandes multinationales et des responsables politiques de haut niveau.

