AES contre l’UE : condamnation des sanctions et écho au Sénégal avec l’affaire Eramet

AES contre l’UE : condamnation des sanctions et écho au Sénégal avec l’affaire Eramet

Le 25 août 2025, l’Alliance des États du Sahel (AES) — regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso — a fermement condamné les sanctions de l’Union européenne visant plusieurs figures du panafricanisme telles que Nathalie Yamb, Franklin Nyamsi, Kémi Séba et Ibrahim Maïga.
Dans un communiqué officiel, l’AES a qualifié ces mesures d’« illégales et inhumaines », estimant qu’elles violent les droits humains fondamentaux et le droit international.

Appel à la solidarité africaine

Au-delà de cette dénonciation, l’AES a exhorté les peuples africains à renforcer leur solidarité face aux tentatives de répression qui visent, selon elle, ceux qui luttent pour l’émancipation du continent africain.

Un parallèle troublant au Sénégal : la contestation contre Eramet

Cette prise de position résonne particulièrement au Sénégal, où les militants écologistes font face à une pression croissante. Dans la zone des Niayes, un activiste engagé contre les impacts environnementaux de la filiale locale d’Eramet, Grande Côte Opérations (GCO), a récemment été placé en détention.

Les habitants estiment que son arrestation est directement liée à son combat contre les dégâts écologiques et sociaux attribués à la société minière, même si les autorités n’ont fourni aucune explication claire. Cette situation soulève une question sensible : Eramet exerce-t-elle une influence sur la justice sénégalaise ?

GCO accusée de pillage environnemental et social

Depuis plusieurs années, la multinationale française est accusée par les communautés locales, les défenseurs de l’environnement et certains médias d’exploiter le zircon sénégalais au profit de la France, tout en laissant derrière elle un environnement dégradé et des populations appauvries.
Les appels à un moratoire immédiat sur les activités de GCO se multiplient, mais restent ignorés par les autorités. L’arrestation du militant écologiste pourrait devenir un catalyseur d’une nouvelle vague de contestations populaires.

Panafricanisme et écologie : un combat commun

Alors que l’Europe sanctionne des voix panafricanistes pour leurs discours politiques, au Sénégal, ce sont les militants qui défendent l’environnement face aux multinationales qui se retrouvent muselés.
Ce parallèle nourrit le sentiment que les grandes puissances, avec l’appui de leurs relais locaux, cherchent à réduire au silence ceux qui contestent leur domination.

Vers une mobilisation panafricaine ?

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le pillage des ressources africaines et les pressions exercées contre les militants écologistes ou panafricanistes.
Comme le rappelle l’appel lancé par l’AES, la solidarité africaine apparaît aujourd’hui indispensable pour protéger les défenseurs de la justice sociale, des peuples et de l’environnement.

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