Accusé de spoliation foncière, Cheikh Kanté brise le silence devant le Commissariat central

L’ancien ministre Cheikh Kanté ne compte pas se laisser faire. Cité dans une affaire d’occupation illégale de terrains et de faux en écriture publique, l’ex-Directeur général du Port autonome de Dakar organise une conférence de presse ce vendredi 16 janvier à 17h. Son objectif : démonter les accusations portées par les héritiers de feu Mamadou Diagne.
Le cœur du litige
L’affaire concerne plusieurs hectares situés dans des zones stratégiques : la route de Rufisque et Grand-Dakar. Selon les plaignants, ces terres auraient fait l’objet d’un accaparement via des documents administratifs frauduleux. La plainte vise un groupe de personnalités influentes, incluant le patron de Senico, Abdoulaye Dia, et le maire de Kaolack, Serigne Mboup.
Une défense basée sur l’acte notarié
Face à ces graves allégations de « faux en écriture publique », Cheikh Kanté oppose une date précise : le 25 juillet 2015. Selon lui, l’acquisition a été formalisée dans la plus grande légalité devant un notaire, ce qui constituerait une preuve irréfutable de sa bonne foi. Pour l’ancien ministre, il ne s’agit pas d’une spoliation, mais d’une transaction immobilière classique.
Un signal fort devant la Sûreté urbaine
Le choix du lieu de la conférence de presse — devant le Commissariat central où il est entendu — est hautement symbolique. Il marque une volonté de transparence et un défi lancé à ses accusateurs. Son avocat devrait apporter des éclairages techniques sur la validité du titre foncier en question et dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative de déstabilisation médiatique.

